1990 : un mois de lutte pour les droits syndicaux à La Tribune de Genève Enregistrer au format PDF

Rapport des sections du Syndicat du livre et du papier et l’Union suisse des lithographes (21 février 1991) à l’intention de l’USCG
Jeudi 21 février 1991 — Dernier ajout samedi 14 février 2026
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Rapport des sections du Syndicat du livre et du papier et l’Union suisse des lithographes (21 février 1991) à l’intention de l’USCG

Généralités

Ce qui distingue la personne humaine de tous les autres individus du règne animal, c’est sa capacité à transformer la nature par son travail, et à remplacer ce qu’elle consomme pour son propre besoin tout en produisant un surplus.

film vidéo réalisé spontanément par le fils d’Avenel, vice-président de la sous-commission ouvrière de la Tribune Genève, metteur en page du journal

Les syndicats ont pour but d’unir les forces du travail vivant pour limiter l’étendue de la domination du capital. Le SLP et l’USL tentent toujours d’organiser des commissions ouvrières dans les entreprises de façon à doter les salariés de représentants et les investir des compétences les plus larges pour promouvoir les intérêts des travailleurs.

De notre point de vue, lorsqu’il s’agit de participer à l’aménagement humain du travail, cela signifie que les modifications des conditions de travail doivent correspondre à un mieux être des travailleurs, et l’objet des négociations doit requérir l’accord majoritaire de ceux qui devront les vivre.

Une première assemblée de protestation…

La Tribune de Genève comptait en février 1990 plus de 500 personnes, dont environ 70 journalistes et plus de 160 ouvriers (typographes, imprimeurs, relieurs).

Alors que s’est-il passé pour que les ouvriers cessent le travail à deux reprises et entament une lutte qui dura 28 jours ?

voir .pdf ci-contre


1990-03-20ce_accord_de_suspension_de_la_greve7-ca19a
archives d’enregistrements de la TSR sur la grève pour les droits syndicaux à la Tribune de Genève du 21 février au 21 mars 1990

A la fin de ce mémoire trois avocats genevois signent après la conclusion suivante :

Le procès-verbal d’accord du 20 mars 1990 limite l’interdiction d’invoquer la suspension des effets du congé en procédure « quant à la justification du licenciement ». Cela n’interdit donc pas de rappeler que Claude REYMOND travaille actuellement dans la SATG et y exerce son activité de président de la sous-commission ouvrière. Dans le cas particulier tout à fait exceptionnel, le maintien de Claude REYMOND ne ferait que consacrer un état de fait déjà toléré par SATG et qui ne serait donc nullement de nature à la léser. Le problème parfois épineux de la réintégration ne se pose donc pas.

La doctrine rejetant la réintégration a typiquement pêché par idéologie et pétition de principe : elle voulait s’appuyer sur une théorie pour parvenir à un résultat pré-établi. Au contraire, une application rigoureuse de la théorie, s’écartant du destinataire de l’acte formateur pour analyser les motivations de l’auteur dudit acte formateur, permet sans difficulté de conclure à l’annulation du congé.

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