On peut trouver bien d’autres informations à son sujet à la rubrique du site web cgas.ch
En 1864, des Anglais et des Français fondent à Londres l’Association internationale des travailleurs (A.I.T.) dite 1ère Internationale. Du 3 au 9 septembre 1866 se tient à Genève le premier congrès de l’AIT. Des sections se créent à Genève (où se forme la seule section féminine de Suisse), à Lausanne et dans d’autres localités du canton de Vaud, dans le Jura, à Bâle, à Zurich. Elles fondent des syndicats dans des professions qui en sont encore dépourvues, des coopératives de production et des journaux. L’AIT est dissoute en 1876.
L’Internationale fut reconstituée en 1889 à Paris en s’appuyant sur des partis nationaux, qui représentaient des tendances diverses du socialisme.
L’association créée en 1880 sous le nom de Union ouvrière genevoise regroupe les différentes organisations syndicales du canton. Elle contribue à la création de la Fédération ouvrière suisse, qui dès 1887 devient une organisation faîtière réunissant des syndicats, des sections de la Société du Grütli, des associations ouvrières (catholiques et protestantes), des caisses maladie, des sociaux-démocrates - lesquels fondent le Parti socialiste en 1888.
En 1902 l’Union ouvrière s’engage résolument dans une des premières grèves générales genevoises pour soutenir les tramelots de la Compagnie Genevoise des Tramways Electriques qui subissent les foudres d’une direction américaine maladroite et peu encline au dialogue social. Trois escadrons de cavaleries se déploient à Plainpalais…
L’Union ouvrière genevoise - ayant obtenu les assurances de l’USS qu’elle maintiendra et favorisera les échanges des unions cantonales et locales par région linguistique et au niveau fédéral aux fins de coordination [1] - adopte en 1917 des statuts qui en font la représentation locale de l’Union syndicale suisse regroupant les sections genevoises membres des fédérations syndicales nationales - cette faîtière locale prend alors le nom de USCG Union des syndicats du canton de Genève.
Malgré certaines vélléités au niveau fédéral, l’USCG saura rester un lieu de débats dans lesquels tous les travailleurs — qu’ils soient socialistes, communistes ou anarchistes — pourront encore s’y exprimer sans entrave…
Et c’est ainsi que des travailleurs d’ici, et de toutes nationalités, ont pu requérir la solidarité sans fin de l’ensemble.
Cependant il était rapporté par http://www.perso.ch/troubles/romandie.htm
… En 1911 était née l’Union Ouvrière Genevoise, qui regroupait les syndicats issus de la Fédération des Syndicats Ouvriers, syndicaliste révolutionnaire.
En 1912, rompant avec le syndicalisme révolutionnaire, l’Union Ouvrière avait adhéré à la Confédération Romande du Travail créée par l’USS et s’était rapprochée du Parti Socialiste, avec lequel elle édita Le Peuple Suisse. Mais ce processus d’intégration du syndicalisme révolutionnaire genevois au syndicalisme réformiste suisse ne s’était pas accompagné du départ des partisans d’une ligne plus radicale : une tendance révolutionnaire active subsistera donc au sein des organisations syndicales locales.
L’Union Ouvrière comptait environ 200 membres en 1914, et 4000 en 1918 ; elle attendra la fin de la guerre pour entrer officiellement et de plein droit dans l’USS, la Grève Générale n’étant pas étrangère à ce rapprochement : l’USS avait montré que, si réformiste qu’elle soit, les actions “radicales” pouvaient ne pas lui répugner. …
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[1] appelée Conférence des unions syndicales cantonales, se réunissant au moins 4 x par an et disposant de trois sièges au Comité USS
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- 1970-12-15jdf Le procès de Burgos une manifestation dégénère _ (PDF, 3.4 MiB)
- 1975-09-29jdf Bagarre sans précédent à la place du Cirque Après cinq exécutions en Espagne _ (PDF, 8.1 MiB)



