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	<title>Association des salles de r&#233;unions ouvri&#232;res</title>
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	<description>Rue des Terreaux-du-Temple 6, 1201 Gen&#232;ve
T&#233;l&#233;phone +41 22 731 87 07
Adresse de contact : admin@asro1918.org
IBAN CH1409000000173383029</description>
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		<title>Association des salles de r&#233;unions ouvri&#232;res</title>
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		<title>concernant les archives conserv&#233;es par l'ASRO</title>
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		<dc:date>2022-04-12T14:28:00Z</dc:date>
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		 <dc:creator>admin</dc:creator>
		



		<description>&lt;p&gt;Les archives de l'USCG ont &#233;t&#233; conserv&#233;es dans 4 armoires m&#233;talliques et des cartons th&#233;matiques allant de 1927 &#224; 1996*. Puis, cons&#233;cutivement &#224; des modifications d'am&#233;nagements de locaux, ces archives furent d&#233;plac&#233;es en janvier 2015 sur des &#233;tag&#232;res fabriqu&#233;es sur mesure par l'&lt;abbr title=&#034;Association des Salles de R&#233;unions Ouvri&#232;res&#034;&gt;ASRO&lt;/abbr&gt; dans ses communs.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.asro1918.org/-USCG-Union-des-syndicats-du-canton-de-Geneve-.html" rel="directory"&gt;USCG Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les archives de l'USCG ont &#233;t&#233; conserv&#233;es dans 4 armoires m&#233;talliques et des cartons th&#233;matiques allant de 1927 &#224; &lt;a href=&#034;http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article2867&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1996&lt;/a&gt;*. Puis, cons&#233;cutivement &#224; des modifications d'am&#233;nagements de locaux, ces archives furent d&#233;plac&#233;es en janvier 2015 sur des &#233;tag&#232;res fabriqu&#233;es sur mesure par l'&lt;abbr title=&#034;Association des Salles de R&#233;unions Ouvri&#232;res&#034;&gt;ASRO&lt;/abbr&gt; dans ses communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Par ailleurs, la biblioth&#232;que du mouvement syndical genevois couvrant la m&#234;me p&#233;riode comporte plus de 900 ouvrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dont par exemple cet imprim&#233; de 1898 &#171; Le Sabotage &#187; d'Emile POUGET
&lt;br_&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br_&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_516 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/IMG/pdf/1910emilepouget_le_sabotage_74pages_.pdf' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/local/cache-vignettes/L500xH753/1910emilepouget_le_sabotage_74pages-3f507.png?1782877732' width='500' height='753' alt='' title='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Divers</title>
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		<dc:date>2019-07-10T12:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>Claude Andre REYMOND</dc:creator>
		


		<dc:subject>PasDansQuoiDeNeuf</dc:subject>
		<dc:subject>NouveautesExclure</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;prendre en charge les frais de participation des trois repre&#769;sentants de la Confe&#769;rence des Unions syndicales cantonales au sein du Comit&#233; de l'Union syndicale suisse&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.asro1918.org/-USCG-Union-des-syndicats-du-canton-de-Geneve-.html" rel="directory"&gt;USCG Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.asro1918.org/+-PasDansQuoiDeNeuf-+.html" rel="tag"&gt;PasDansQuoiDeNeuf&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.asro1918.org/+-NouveautesExclure-+.html" rel="tag"&gt;NouveautesExclure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Verschiedenes &#8211; Divers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : En de&#769;cembre 2018, j'ai annonce&#769; a&#768; la Confe&#769;rence des unions syndicales que je remettrai a&#768; sa disposition le mandat qu'elle m'a confie&#769;e en mars 2005 pour la repre&#769;senter au sein de ce Comite&#769;. Ni a&#768; la confe&#769;rence de printemps ni a&#768; celle de l'e&#769;te&#769; les unions syndicales romandes ne furent en mesure de proposer une candidature. En juin, des conversations, il est devenu e&#769;vident que les petites unions syndicales, voire les moyennes, ne peuvent gue&#768;re supporter l'absence, pendant neuf fois par an pendant cinq a&#768; huit heures, de leur secre&#769;taire et surtout, prendre en charge les frais de transport et de subsistance pour lui permettre de participer aux Comite&#769;s de l'USS. De&#768;s lors, pour que les capacite&#769;s financie&#768;res de&#769;coulant d'un territoire de repre&#769;sentation ne constituent pas une entrave aux choix de&#769;mocratiques de la Confe&#769;rence des unions syndicales et que celles-ci puissent pluto&#770;t choisir un Jurassien qu'un Genevois ou une Thurgovienne pluto&#770;t qu'une Zurichoise, je vous demande d'adopter une de&#769;claration que je vous lis maintenant. &#171; Bien que le Comite&#769; de l'USS ait rejete&#769; la demande de l'Union syndicale neucha&#770;teloise de modifier le re&#768;glement de subventionnement des unions syndicales cantonales en vigueur depuis 2004, il de&#769;cide ce jour de prendre en charge les frais de participation des repre&#769;sentants de la Confe&#769;rence en son sein (le prix du billet de transport public demi-tarif + 25 francs pour une collation lorsque la dure&#769;e de de&#769;placement et de la se&#769;ance dure plus de 5 heures &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DANIEL LAMPART : Je recommande toujours la lecture des statuts. L'article 12.7 mentionne comment sont re&#769;gle&#769;s les frais des de&#769;le&#769;gations. Les frais de de&#769;le&#769;gation au Comite&#769; sont a&#768; la charge des fe&#769;de&#769;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PIERRE-YVES MAILLARD : Daniel dit que la question est re&#769;gle&#769;e dans les statuts. Donc ta proposition impliquerait une modification des statuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : C'est faux. On parle des unions syndicales. Donc les unions syndicales supportent seules les frais de de&#769;le&#769;gation. Alors, vous n'avez pas voulu modifier un re&#768;glement de 2004 en l'indexant au cou&#770;t de la vie. Le pre&#769;sident n'y est pour rien, c'est son pre&#769;de&#769;cesseur qui s'est occupe&#769; de c&#807;a. Aujourd'hui, je vous dis qu'il s'agit de prendre en charge les frais, c'est-a&#768;-dire le remboursement du prix du billet a&#768; demi-tarif des transports publics et d'une collation de 25 francs lorsque la dure&#769;e du transport et la se&#769;ance du Comite&#769; sera supe&#769;rieure a&#768; 5 heures. C'est ce que je vous demande pour faire en sorte que le choix des confe&#769;rences puisse e&#770;tre de&#769;mocratique parce que, sinon, vous confe&#769;rez en maintenant une absention sur cette histoire, une obligation pour la confe&#769;rence - si elle veut se faire repre&#769;senter - de devoir choisir en son sein sur seulement trois unions syndicales cantonales puisque la plupart des 19 autres n'ont pas les moyens de financer cette charge. Voila&#768; ce que je suis charge&#769; de vous dire aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PIERRE-YVES MAILLARD : Merci Claude. Alors je propose qu'on traite cette demande lors du prochain Comite&#769;. D'apre&#768;s Daniel, les statuts sont clairs, mais on le ve&#769;rifiera. J'en profite pour dire que, sauf erreur de ma part, cette intervention vigoureuse et passionne&#769;e que Claude vient de faire pourrait bien e&#770;tre sa dernie&#768;re dans ce Comite&#769;. Claude m'a dit dans la pause que c'e&#769;tait son dernier Comite&#769;. Alors je te remercie pour ton engagement au sein de ce Comite&#769; et lors du repas de 4 septembre on te fera un petit geste pour te fe&#769;liciter de cet engagement tout au long des dernie&#768;res anne&#769;es au sein du Comite&#769;. Merci beaucoup et bon retour dans vos engagements respectifs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>4 Freizu&#776;gigkeitsgesetz und Gesetz u&#776;ber die&#8230;</title>
		<link>https://www.asro1918.org/4-Freizu%CC%88gigkeitsgesetz-und-Gesetz-u%CC%88ber-die.html</link>
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		<dc:date>2013-01-30T13:11:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>Claude Andre REYMOND</dc:creator>
		


		<dc:subject>PasDansQuoiDeNeuf</dc:subject>
		<dc:subject>NouveautesExclure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;4 Freizu&#776;gigkeitsgesetz und Gesetz u&#776;ber die berufliche Vorsorge. Verminderte Garantie beider Wahl gewisser Anlagestrategien durch den Versicherten und Massnahmen zur Sicherung und Vorsorgeguthaben bei Vernachla&#776;ssigung der Unterhaltspflicht Loi sur le libre passage et loi sur la pre&#769;voyance professionnelle. Garantie moindre lors du choix par l'assure&#769; de certaines strate&#769;gies de placement et mesures de garantie de l'avoir de pre&#769;voyance en cas de ne&#769;gligence de l'obligation d'entretien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.asro1918.org/-USCG-Union-des-syndicats-du-canton-de-Geneve-.html" rel="directory"&gt;USCG Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="https://www.asro1918.org/+-NouveautesExclure-+.html" rel="tag"&gt;NouveautesExclure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;4 Freizu&#776;gigkeitsgesetz und Gesetz u&#776;ber die berufliche Vorsorge. Verminderte Garantie beider Wahl gewisser Anlagestrategien durch den Versicherten und Massnahmen zur Sicherung und Vorsorgeguthaben bei Vernachla&#776;ssigung der Unterhaltspflicht&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loi sur le libre passage et loi sur la pre&#769;voyance professionnelle. Garantie moindre lors du choix par l'assure&#769; de certaines strate&#769;gies de placement et mesures de garantie de l'avoir de pre&#769;voyance en cas de ne&#769;gligence de l'obligation d'entretien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORIS BIANCHI : Es handelt sich hier um eine Vorlage, welche die Kadervorsorgekassen in der Schweiz betrifft. Die Kadervorsorgekassen unseres Landes geniessen hohe Privilegien. Fu&#776;r die Unternehmen ist es sehr vorteilhaft, den Kaderleuten nicht nur gute Lo&#776;hne zu bezahlen, sondern auch die Pensionen der Kader zu vergolden. Es gibt seit der 1. BVG-Revision die Mo&#776;glichkeit, dass die Kaderleute ihre Anlagestrategie selber wa&#776;hlen. Wenn ein Kaderangestellter viel in Aktien investiert und dann das Unternehmen verla&#776;sst, dann tra&#776;gt nicht der Abga&#776;nger den Verlust mit, sondern das Unternehmen. Deshalb mo&#776;chte der Bundesrat eine Vorlage ausschaffen, wonach das Anlagerisiko auf den Versicherten verteilt wird. Hier will man also eine Risikoverteilung von der Kasse zum Versicherten machen ; damit sind wir nicht einverstanden. Unsere Lo&#776;sung heisst : Ho&#776;ren wir auf mit den individuellen Anlagestrate- gien, weil die fremd sind in der beruflichen Vorsorge. Die betroffenen Kategorien ko&#776;nnen individuelle Anlagestrategien in der 3. Sa&#776;ule machen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;DORIS BIANCHI : Il s'agit d'une proposition concernant les fonds de pension des cadres en Suisse. Les fonds de pension des cadres de notre pays b&#233;n&#233;ficient d'avantages consid&#233;rables. Il est tr&#232;s avantageux pour les entreprises non seulement de verser de bons salaires &#224; leurs cadres, mais aussi de leur assurer des pensions g&#233;n&#233;reuses. Depuis la premi&#232;re r&#233;vision de la Loi f&#233;d&#233;rale sur les r&#233;gimes de retraite professionnelle, de survivants et d'invalidit&#233; (LRP), les cadres ont la possibilit&#233; de choisir leur propre strat&#233;gie d'investissement. Si un cadre investit massivement en actions et quitte ensuite l'entreprise, la perte est support&#233;e non pas par le salari&#233; sortant, mais par l'entreprise. C'est pourquoi le Conseil f&#233;d&#233;ral souhaite introduire une proposition visant &#224; r&#233;partir le risque d'investissement entre les assur&#233;s. Autrement dit, il veut transf&#233;rer la responsabilit&#233; de la r&#233;partition du risque du fonds vers l'assur&#233; ; nous nous y opposons. Notre solution est la suivante : mettons fin aux strat&#233;gies d'investissement individuelles, car elles sont &#233;trang&#232;res aux r&#233;gimes de retraite professionnelle. Les cat&#233;gories concern&#233;es pourront poursuivre des strat&#233;gies d'investissement individuelles dans le cadre du troisi&#232;me pilier (r&#233;gime de retraite professionnelle).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : Je propose un amendement en page 2, dernier aline&#769;a, a&#768; savoir de remplacer &#171; Il faudrait e&#769;ventuellement e&#769;tudier la possibilite&#769; d'un enregistrement centralise&#769; de tous ces avoirs &#187; par &#171; De&#768;s lors, l'USS pre&#769;conise : a) l'octroi a&#768; la Caisse supple&#769;tive du mandat de tenir le Registre central de tous les avoirs de vieillesse et b) d'impartir aux caisses de pension le versement annuel a&#768; cette dernie&#768;re d'un 1/2 pour mille de cotisations de&#769;volues a&#768; couverture des risques - de fac&#807;on a&#768; lui as- surer les ressources ne&#769;cessaires. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DENISE CHERVET, ASEB : Est-ce que cette possibilite&#769; est utilise&#769;e par un grand nombre de cadres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORIS BIANCHI : Man kann davon ausgehen, dass etwa 20 % der Kader individuell anlegen. Das heisst, diese Mo&#776;glichkeit wird gar nicht so stark genutzt. Das ist auch ein weiterer Grund, weshalb wir sagen, man solle damit aufho&#776;ren. &#8211; Ich schaue mir den Vorschlag von Claude Reymond an, damit wir noch etwas pra&#776;zisieren ko&#776;nnen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;DORIS BIANCHI : On peut estimer qu'environ 20 % des &#233;quipes investissent individuellement. Cela signifie que cette option est peu utilis&#233;e. C'est une autre raison pour laquelle nous pr&#233;conisons son abandon. &#8211; Je vais examiner la proposition de Claude Reymond afin d'y voir plus clair.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;genehmigt &#8211; Adopte&#769;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Initiative populaire &#171; contre les re&#769;mune&#769;rations abusives &#187; (initiative Minder) et contre-projet : une comparaison concre&#768;te</title>
		<link>https://www.asro1918.org/Initiative-populaire-contre-les-re%CC%81mune%CC%81rations-abusives.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.asro1918.org/Initiative-populaire-contre-les-re%CC%81mune%CC%81rations-abusives.html</guid>
		<dc:date>2012-09-05T12:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>Claude Andre REYMOND</dc:creator>
		


		<dc:subject>PasDansQuoiDeNeuf</dc:subject>
		<dc:subject>NouveautesExclure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;JOSE&#769; CORPATAUX : Nous voterons en mars 2013 sur l'initiative Minder. Si elle est rejete&#769;e, le contre-projet entrera en vigueur a&#768; moins qu'un re&#769;fe&#769;rendum ne soit lance&#769; dans les 100 jours. L'initiative et le contre-projet vont dans le me&#770;me sens puisqu'ils cherchent tous les deux a&#768; renforcer le pouvoir des actionnaires pour limiter les re&#769;mune&#769;rations abusives. Des propositions vont d'ailleurs dans le me&#770;me sens. L'assemble&#769;e ge&#769;ne&#769;rale se prononce chaque anne&#769;e sur le montant global des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
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/ 
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&lt;a href="https://www.asro1918.org/+-NouveautesExclure-+.html" rel="tag"&gt;NouveautesExclure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;JOSE&#769; CORPATAUX : Nous voterons en mars 2013 sur l'initiative Minder. Si elle est rejete&#769;e, le contre-projet entrera en vigueur a&#768; moins qu'un re&#769;fe&#769;rendum ne soit lance&#769; dans les 100 jours. L'initiative et le contre-projet vont dans le me&#770;me sens puisqu'ils cherchent tous les deux a&#768; renforcer le pouvoir des actionnaires pour limiter les re&#769;mune&#769;rations abusives. Des propositions vont d'ailleurs dans le me&#770;me sens. L'assemble&#769;e ge&#769;ne&#769;rale se prononce chaque anne&#769;e sur le montant global des indemnite&#769;s du conseil d'administration et du conseil consultatif, les actionnaires ne peuvent pas e&#770;tre repre&#769;sente&#769;s par un membre d'un organe de la socie&#769;te&#769; ou par son de&#769;positaire. Par contre le contre-projet e&#769;dulcore certaines propositions de l'initiative. Par exemple, concernant les re&#769;mune&#769;rations de la direction, les statuts de l'association de&#769;finissent si les de&#769;cisions sont prises de manie&#768;re contraignante ou consultative. Concernant les parachutes dore&#769;s, certaines exceptions sont aussi possible dans le contre-projet. Par exemple, il n'y pas de sanction le&#769;gale dans le contre-projet. Par contre, point positif du contre-projet, il ne pre&#769;voit pas un vote annuel pour l'e&#769;lection des administrateurs. Ne&#769;anmoins, on peut se poser la question de savoir si le renforcement du pouvoir des actionnaires est vraiment la solution pour limiter les salaires. En Suisse, on a un vote dans un certain nombre d'entreprises. Par exemple en 2011, il y avait 45 entreprises ou&#768; Ethos s'occupait de faire des votes sur les re&#769;mune&#769;rations. Jusqu'a&#768; maintenant, aucun plan n'a e&#769;te&#769; rejete&#769;. Ethos reste tre&#768;s optimiste parce que le taux de contestation a un peu augmente&#769; ces derniers temps, mais, globalement, ils n'ont encore jamais eu de votes ne&#769;gatifs. Aux E&#769;tats-Unis, ou&#768; le pouvoir actionnarial est re&#769;pute&#769; tre&#768;s de&#769;veloppe&#769;, pour les six premiers mois de l'anne&#769;e, pour les assemble&#769;es ge&#769;ne&#769;rales qui se sont de&#769;ja&#768; tenues en 2012, dans 97,3 % des cas, ces plans de re&#769;mune&#769;ration ont e&#769;te&#769; accepte&#769;s. En fait, il n'y a que 51 cas sur les 1 907 entreprises qui ont tenu leur assemble&#769;e ge&#769;ne&#769;rale ou&#768; le plan n'a pas e&#769;te&#769; accepte&#769; (2,3 %). Dans 72 % des cas, les rapports ont e&#769;te&#769; approuve&#769;s par plus de 90 % d'approbation. Il faudrait plafonner ou taxer. De ce point de vue, c'est l'initiative 1:12 qui se pre&#769;sente comme l'alternative ide&#769;ale. On pourrait la voter a&#768; partir de la mi-2013, donc pas si loin de la date de la votation sur l'initiative Minder. Peut-e&#770;tre qu'il serait judicieux d'attendre que l'initiative 1:12 fasse son entre&#769;e dans le de&#769;bat public pour vraiment the&#769;matiser la re&#769;mune&#769;ration et puis se positionner par rapport a&#768; Minder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DANIEL LAMPART : Wir reden heute nicht u&#776;ber eine Parolenfassung, sondern es geht darum zu in- formieren, weil die Meisten gar nicht wissen, dass es einen Gegenvorschlag gibt. Die Parolenfassung machen wir zum u&#776;blichen Zeitpunkt der Parolenfassung vor einer Abstimmung.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;DANIEL LAMPART : Aujourd'hui, il ne s'agit pas de formuler un slogan, mais plut&#244;t d'informer la population, car la plupart ignorent m&#234;me l'existence d'une contre-proposition. Nous formulerons le slogan en temps voulu, avant le vote.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : Je remercie pour ce papier dont j'ai pris connaissance, papier technique pluto&#770;t politique, tactique pluto&#770;t que strate&#769;gique. Je regrette et je m'interroge. On lit que le contre-projet semble finalement mieux s'adapter aux inte&#769;re&#770;ts de l'USS que l'initiative. Mais quels sont les inte&#769;re&#770;ts de l'USS ? Fiscaliser les bonus ou promouvoir, par des moyens le&#769;gaux, un meilleur contro&#770;le des chefs d'entreprise et de pouvoir en condamner les exce&#768;s. L'initiative Minder parle de juguler les re&#769;mune&#769;rations excessives. Elle parle aussi d'un renforcement de la gouvernance d'entreprise. Les actionnaires veulent plus de pouvoir, mais donnons-leur ce pouvoir. Les travailleurs voudraient plus de participation, mais qu'on les satisfasse : qu'on fasse tout pour faire en sorte que ceux qui ne rendent des comptes a&#768; personne soient astreints a&#768; en rendre compte a&#768; un plus grand nombre. Il y a une cohe&#769;rence dans l'initiative Minder, lorsqu'elle dit qu'il faut supprimer le re&#769;gime de repre&#769;sentation de la banque et d'autres de&#769;positaires, caisses de pension etc. C'est normal : la repre&#769;sentation institutionnelle, elle dilue la responsabilite&#769; des actionnaires individuels. Donc s'ils pre&#769;fe&#768;rent aller dans une institution pour que leurs actions soient ge&#769;re&#769;es, au mieux, ils renoncent a&#768; se prononcer sur cette gestion. Minder a parfaitement raison et la&#768;, nous, politiquement, on doit dire pourquoi elle est mieux cette initiative que le contre-projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ANDI RIEGER, UNIA : Ich weiss nicht, ob es hier um Strategie oder Inhalte geht. Ich habe in einem guten Beitrag von Binswanger gelesen, dass wenn die Fragen falsch gestellt sind, dann ko&#776;nnen die Antworten gar nicht richtig sein. Die Fragen, wo wir ja oder nein sagen oder uns Enthaltungen ko&#776;n- nen, sind falsch gestellt, und zwar sowohl bei Minder wie im Gegenvorschlag. Ich bin u&#776;berhaupt nicht einverstanden mit Claude Reymond, der doch sonst analytisch immer ganz genau weiss, was das Kapital ist. Wenn das Kapital die Form findet von 50 einzelnen Aktiona&#776;ren, warum sollen diese 50 Einzelne besser sein und demokratischer als der alleinige CEO. Wenn ich zwischen dem Agenten des Kapitals und 17 Aktiona&#776;rsbesitzern (Grosskapitalisten) wa&#776;hlen muss, dann wa&#776;hle ich gar nicht. Nichts davon ist besser. In welchen Sack es von diesen Sa&#776;cken geht ist fu&#776;r mich egal. Von daher ist die Frage falsch gestellt. Das Schlimme ist einfach, dass wir nicht definieren ko&#776;nnen wie die Fragen gestellt werden muss. Minder hat seit Jahren gesagt er sei gegen die Abzockerei, und das ist in den Ko&#776;pfen der Leute drin. Die Idee, dass wir das anders definieren ko&#776;nnen, nachdem der Bundesrat im Dezember die Mindestlohn-Initiative offiziell abgelehnt hat und weil die 1:12 Initiative auch noch schlecht behandelt wird, teile ich nicht. Am Schluss meinen das Volk &#8211; und auch unsere Mitglieder &#8211; sie stimmten ab u&#776;ber die Abzockerei. Sie stimmen dann ja mit Minder und verstehen dies als ein Ja gegen die Abzockerei. Wir werden hier im Vorstand auch eine Parole fassen mu&#776;ssen. Eine Nein- Parole zu Minder wu&#776;rden unsere Mitglieder nicht verstehen. Deshalb bleibt nur noch die Option kei- ne Parole zu fassen, weil die Initiative zwar gut gemeint ist, aber einen falschen Inhalt hat. Oder wir sagen ja, erkla&#776;ren aber gleichzeitig unseren Mitgliedern, dass sie zwar nichts bringt uns nur die Initi- ative 1:12 und unsere Mindestlohn-Initiative etwas bringt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;ANDI RIEGER, UNIA : Je ne sais pas s'il s'agit d'une question de strat&#233;gie ou de contenu. J'ai lu dans un excellent article de Binswanger que si les questions sont mal formul&#233;es, les r&#233;ponses ne peuvent &#234;tre correctes. Les questions auxquelles on peut r&#233;pondre par oui, non ou s'abstenir sont mal formul&#233;es, tant dans la proposition de Minder que dans la contre-proposition. Je suis en total d&#233;saccord avec Claude Reymond, qui, par ailleurs, semble toujours ma&#238;triser parfaitement la d&#233;finition analytique du capital. Si le capital prend la forme de 50 actionnaires individuels, pourquoi ces 50 individus seraient-ils meilleurs et plus d&#233;mocratiques que le PDG unique ? Si je dois choisir entre l'agent du capital et 17 actionnaires (les grands capitalistes), je ne choisirai pas. Aucune option n'est meilleure que l'autre. Le choix final m'est indiff&#233;rent. Par cons&#233;quent, la question est mal formul&#233;e. Le pire, c'est que nous sommes incapables de d&#233;finir comment les questions devraient &#234;tre formul&#233;es. Minder affirme depuis des ann&#233;es &#234;tre contre les salaires excessifs, et cette id&#233;e est bien ancr&#233;e dans les esprits. Je ne partage pas l'avis selon lequel nous pourrions red&#233;finir cette position apr&#232;s le rejet officiel de l'initiative sur le salaire minimum par le Conseil f&#233;d&#233;ral en d&#233;cembre, et compte tenu du traitement d&#233;favorable r&#233;serv&#233; &#224; l'initiative 1:12. Au final, les citoyens &#8211; et nos membres &#233;galement &#8211; &#8203;&#8203;auront l'impression de voter sur les salaires excessifs. Ils voteront avec Minder et interpr&#233;teront ce vote comme un &#171; oui &#187; contre les salaires excessifs. Le conseil d'administration devra lui aussi prendre position. Nos membres ne comprendraient pas un &#171; non &#187; concernant Minder. Par cons&#233;quent, la seule option restante est de ne pas prendre position, car si l'initiative part d'une bonne intention, son contenu est inappropri&#233;. Ou bien, nous disons oui, tout en expliquant &#224; nos membres que cela ne changera rien ; seules l'initiative 1:12 et notre initiative sur le salaire minimum permettront d'obtenir des r&#233;sultats concrets.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>contre le tabagisme passif</title>
		<link>https://www.asro1918.org/contre-le-tabagisme-passif.html</link>
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		<dc:date>2006-11-28T23:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>Claude Andre REYMOND</dc:creator>
		


		<dc:subject>PasDansQuoiDeNeuf</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;2006, Initiative parlementaire &#171; Protection de la population et de l'&#233;conomie contre le tabagisme passif &#187;&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;PROC&#200;S-VERBAL de la s&#233;ance du Comit&#233; du mercredi 29 novembre 2006, 9h15, salle de s&#233;ance d'Unia, Weltpoststrasse 20, Berne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7.	04.476 Parlamentarische Initiative. Schutz der Bev&#246;lkerung und der Wirtchaft vor dem Passivrauchen : Er&#246;ffnung des Vernehmlassungsverfahrens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	04.476 Initiative parlementaire &#171; Protection de la population et de l'&#233;conomie contre le tabagisme passif &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Doris Sch&#252;epp, vpod : Ihr wisst alle, dass die Arbeitgeber eigentlich profitieren vom Nikotin, weil dieses einen chemischen Prozess in den Hirnzellen ausl&#246;st und die RaucherInnen dadurch viel intensiver arbeiten als NichtraucherInnen. Es ist eine un-glaubliche Sektiererei, die hier im Gange ist. Die RaucherInnen werden schlechter behandelt als die Fixer in diesem Land und dieser Zustand ist unhaltbar. Doris Bian-chi hat sehr pragmatisch formuliert und ist nicht auf diese Sektiererei eingegangen. Wir k&#246;nnten es noch unterstreichen und sagen, dass beim Rauchen keine h&#246;here Gewichtung stattfinden darf als beim &#252;brigen Gesundheitsschutz, wo es noch sehr viel Handlungsbedarf gibt. Es sollten pragmatische L&#246;sungen gefunden werden wie das Einrichten von Rauchm&#246;glichkeiten pro Stockwerk oder Rauchzellen mit L&#252;f-tungsabzug. Diese finanzielle Investition w&#228;re sicher eine gute L&#246;sung. Wenn wir im Zentralsekretariat Z&#252;rich das Fenster &#246;ffnen und die Abgase einatmen, ist diese Luft sch&#228;dlicher als der Rauch. Es soll kein Totalverbot stattfinden an den Arbeitspl&#228;tzen. Wir k&#246;nnen verfolgen was im Ausland passiert mit dem Rauchverbot. Dort stehen die RaucherInnen schlotternd vor den T&#252;ren und der italienische Arbeitgeberverband schl&#228;gt dann auch noch vor, dass den rauchenden MitarbeiterInnen eine Stunde Ar-beitszeit abgezogen werden soll. Ich finde die Vernehmlassungsantwort gut, aber w&#228;-re froh, wenn wir die Antwort noch etwas versch&#228;rfen k&#246;nnten.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Doris Sch&#252;epp, vpod : Vous savez tous que les employeurs tirent profit de la nicotine, car elle d&#233;clenche un processus chimique dans les cellules c&#233;r&#233;brales, ce qui incite les fumeurs &#224; travailler beaucoup plus intens&#233;ment que les non-fumeurs. C'est un sectarisme incroyable. Dans ce pays, les fumeurs sont trait&#233;s plus mal que les toxicomanes, et cette situation est intenable. Doris Bianchi a formul&#233; le probl&#232;me de mani&#232;re tr&#232;s pragmatique, sans aborder ce sectarisme. Nous pourrions insister sur ce point et dire que le tabagisme ne devrait pas &#234;tre consid&#233;r&#233; comme plus important que d'autres mesures de protection de la sant&#233;, pour lesquelles il reste encore beaucoup &#224; faire. Il faut trouver des solutions pragmatiques, comme la cr&#233;ation d'espaces fumeurs &#224; chaque &#233;tage ou de fumoirs ventil&#233;s. Cet investissement financier serait certainement une bonne solution. Quand on ouvre la fen&#234;tre au si&#232;ge de Zurich et qu'on respire les gaz d'&#233;chappement, l'air est plus nocif que la fum&#233;e elle-m&#234;me. Il ne devrait pas y avoir d'interdiction totale sur le lieu de travail. Nous pouvons nous inspirer des interdictions de fumer mises en place &#224; l'&#233;tranger. L&#224;, des fumeurs grelottent devant les portes, et l'association patronale italienne propose m&#234;me de d&#233;duire une heure de travail aux employ&#233;s fumeurs. Je trouve la r&#233;ponse &#224; la consultation satisfaisante, mais je serais ravi que l'on puisse la rendre encore plus stricte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Reymond, CGAS : Au chiffre 3, j'ai une proposition d'amendement : apr&#232;s &#171; les entreprises doivent &#234;tre autoris&#233;es &#224; maintenir ou &#224; cr&#233;er des locaux bien d&#233;finis dans lesquels il restera permis de fumer &#187;, il faudrait &#224; mon avis ajouter : &#171; Les d&#233;l&#233;gations &#233;lues du personnel sont &#233;galement habilit&#233;es &#224; en requ&#233;rir l'am&#233;nagement &#187;. On est dans la loi sur le travail et vous savez que la d&#233;l&#233;gation &#233;lue est un organe qui existe dans les entreprises, et &#224; mon avis, s'agissant du tabagisme les pr&#233;rogatives des d&#233;l&#233;gations doivent &#234;tre compl&#233;t&#233;es en la mati&#232;re. Donc je pense qu'il faudrait rajouter cette notion-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Daguet, Unia : Ich habe 40 Jahre lang t&#228;glich 3 Pakete Zigaretten geraucht und vor zweieinhalb Jahren damit aufgeh&#246;rt. Ich bin der Meinung, dass es nicht ge-n&#252;gt zu sagen, es soll Rauchm&#246;glichkeiten geben. Wir vertreten einen grossen Teil der rauchenden Bev&#246;lkerung. Es gibt radikale Tendenzen wie beispielsweise die Aussage der EU-Kommiss&#228;re, dass es keine verletzende Diskriminierung ist, wenn RaucherInnen nicht angestellt werden. Wir haben gegen solche Aussagen anzutreten und wenn wir einen Teil dieser Bev&#246;lkerung gewerkschaftlich vertreten, muss diese Frage anst&#228;ndig geregelt werden. Die Leute, die 8 Stunden in einem Betrieb arbeiten, m&#252;ssen Anspruch darauf haben, ihren Bed&#252;rfnissen nachgehen zu k&#246;nnen. Das schliesst aber mit ein, dass wir auch daf&#252;r sorgen, dass die nicht rauchenden Arbeit-nehmerInnen nicht vom Rauch betroffen sind.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Andr&#233; Daguet, Unia : J'ai fum&#233; trois paquets de cigarettes par jour pendant 40 ans et j'ai arr&#234;t&#233; il y a deux ans et demi. Je crois qu'il ne suffit pas de dire que des espaces fumeurs doivent &#234;tre disponibles. Nous repr&#233;sentons une part importante de la population fumeuse. On observe des tendances radicales, comme la d&#233;claration des commissaires europ&#233;ens selon laquelle refuser un emploi &#224; un fumeur n'est pas discriminatoire. Nous devons nous opposer &#224; de telles d&#233;clarations, et si nous repr&#233;sentons une partie de cette population en tant que syndicat, cette question doit &#234;tre trait&#233;e comme il se doit. Les personnes qui travaillent huit heures par jour dans une entreprise doivent avoir le droit de satisfaire leurs besoins. Cela implique &#233;galement de veiller &#224; ce que les employ&#233;s non-fumeurs ne soient pas incommod&#233;s par la fum&#233;e.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giordano Schera, garaNto : Ich finde es sehr positiv, dass in der Stellungnahme der Gesundheitsschutz im Allgemeinen am Arbeitsplatz angesprochen wird. Es gef&#228;llt mir, dass auch von weiteren Immissionen die Rede ist. Mir w&#228;re wichtig, dass auch die Abgasimmissionen in den Kontext einfliessen w&#252;rden, denn wir haben t&#228;glich 2'000 Leute, die von Abgasen betroffen sind (Grenzwachpersonal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Giordano Schera, garaNto : Je trouve tr&#232;s positif que la d&#233;claration aborde la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; au travail en g&#233;n&#233;ral. J'appr&#233;cie qu'elle mentionne &#233;galement d'autres types d'&#233;missions. Il serait important pour moi que les &#233;missions de gaz d'&#233;chappement soient &#233;galement prises en compte, car 2 000 personnes sont expos&#233;es quotidiennement &#224; ces gaz (gardes-fronti&#232;res).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georg Zimmermann, kapers : Ich habe noch eine Erg&#228;nzung zu Ziffer 1, &#196;nderung des Arbeitsgesetzes, Abs. 2., wo steht, wer vom Arbeitsgesetz ausgeschlossen ist. Als Direktbetroffene sind meines Erachtens auch der Luftverkehr resp. das fliegende Personal zu erw&#228;hnen, welches explizit auch vom Arbeitsgesetz ausgeschlossen ist und wo dieser Schutz vor dem Passivrauchen nicht vorhanden ist.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Georg Zimmermann, kapers : J'aimerais ajouter un point au paragraphe 2 de la modification de la loi sur le travail, qui pr&#233;cise les personnes exempt&#233;es de cette loi. &#192; mon avis, le personnel navigant et les &#233;quipages devraient &#233;galement &#234;tre mentionn&#233;s comme &#233;tant directement concern&#233;s, car ils sont explicitement exempt&#233;s de la loi sur le travail et ne b&#233;n&#233;ficient donc pas de cette protection contre le tabagisme passif.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doris Bianchi : Ich danke sehr f&#252;r diese Diskussion. Ich wollte diese Vorlage fr&#252;h im SGB-Vorstand behandeln, obschon die Frist erst im Januar abl&#228;uft. Die Diskussionen zeigen, dass das Thema eine gewisse Kontroverse beinhaltet. Man kann in diesem Bereich durchaus eine hexenjagd&#228;hnliche Tendenz versp&#252;ren. Ich kann mich den Vo-ten anschliessen und werde versuchen, den Punkt 3 griffiger zu formulieren, dass ei-ne Rauchm&#246;glichkeit in den Betrieben bestehen muss. Zudem werde ich aufnehmen, dass AN-Vertretungen auch (wie im Gesundheitsschutz) Mitwirkungsrechte haben sollten. Ein anderes mir wichtiges Anliegen ist unter 4. aufgef&#252;hrt. Ich habe Gespr&#228;-che mit den Arbeitsinspektoren zu diesen Fragen gef&#252;hrt und es scheinen grosse Fragezeichen zu bestehen bez&#252;glich der Umsetzung. Sollte der Staat grosse Kontrol-len machen ? Die Arbeitsinspektoren und auch ich glauben weniger an diese L&#246;sung, denn sie gehen zu Lasten des bestehenden Gesundheitsschutzes. Aber genau da m&#252;ssen wir sehr wachsam sein, denn wir haben jetzt schon eine h&#246;chst sp&#228;rliche Kontrolle der Gesundheitsbestimmungen. Ich schlage deshalb vor, dass hier neue Fi-nanzierungsquellen angezapft werden.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Doris Bianchi : Merci beaucoup pour cette discussion. Je souhaitais aborder cette proposition d&#232;s le d&#233;but de la r&#233;union du conseil d'administration de la SGB (F&#233;d&#233;ration Suisse des Syndicats), m&#234;me si la date limite n'est qu'en janvier. Les &#233;changes montrent que le sujet est assez controvers&#233;. Il y a clairement un sentiment de chasse aux sorci&#232;res dans ce domaine. Je partage les avis exprim&#233;s pr&#233;c&#233;demment et je vais essayer de formuler le point 3 plus succinctement, &#224; savoir qu'un espace fumeurs doit &#234;tre disponible sur le lieu de travail. J'ajouterai &#233;galement la disposition selon laquelle les repr&#233;sentants du personnel devraient avoir un droit de cod&#233;cision (comme c'est le cas en mati&#232;re de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; au travail). Une autre de mes principales pr&#233;occupations est mentionn&#233;e au point 4. J'ai discut&#233; de ces questions avec les inspecteurs du travail, et il semble subsister d'importantes incertitudes quant &#224; la mise en &#339;uvre. L'&#201;tat devrait-il mener des inspections approfondies ? Les inspecteurs du travail et moi-m&#234;me sommes moins convaincus par cette solution, car elle compromettrait les mesures existantes en mati&#232;re de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; au travail. Mais c'est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que nous devons &#234;tre tr&#232;s vigilants, car l'application de la r&#233;glementation en mati&#232;re de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; est d&#233;j&#224; extr&#234;mement limit&#233;e. Je propose donc de rechercher de nouvelles sources de financement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.//.	Genehmigt &#8211; Adopt&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Conf&#233;rence des Unions syndicales cantonales</title>
		<link>https://www.asro1918.org/Conference-des-Unions-syndicales-cantonales.html</link>
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		<dc:date>2006-08-30T12:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>admin</dc:creator>
		


		<dc:subject>PasDansQuoiDeNeuf</dc:subject>
		<dc:subject>NouveautesExclure</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;et que des proc&#232;s-verbaux conservent pour notre m&#233;moire collective&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.asro1918.org/-USCG-Union-des-syndicats-du-canton-de-Geneve-.html" rel="directory"&gt;USCG Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.asro1918.org/+-PasDansQuoiDeNeuf-+.html" rel="tag"&gt;PasDansQuoiDeNeuf&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.asro1918.org/+-NouveautesExclure-+.html" rel="tag"&gt;NouveautesExclure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;PROC&#200;S-VERBAL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;de la s&#233;ance du Comit&#233; du mercredi 30 ao&#251;t 2006, 9h15,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions &#224; l'attention du congr&#232;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Reymond, US GE : Bien que je pense qu'il n'est pas de notre comp&#233;tence de modifier le texte des auteurs de la proposition, il me semble qu'en ce qui concerne l'&#233;nonc&#233; des approches recommand&#233;es en page 8 de l'&#233;dition fran&#231;aise, o&#249; on mentionne des &#171; faux ind&#233;pendants &#187;, cette formulation est un peu maladroite. Si le but poursuivi est de r&#233;duire les situations de pr&#233;carit&#233; que notre soci&#233;t&#233; impose, nous ne pouvons pas avoir une politique qui condamne les personnes qui travaillent sans &#234;tre au b&#233;n&#233;fice d'un rapport contractuel soumis au titre 10 des oblgations. Je pense que ceux qui sont dans la situation d'avoir un statut de &#171; faux ind&#233;pendant &#187; ne le sont pas par choix d&#233;lib&#233;r&#233;, mais qu'il s'agit l&#224; d'une contrainte de la soci&#233;t&#233;. Alors on pourrait sugg&#233;rer aux auteurs de la proposition de formuler cela d'une mani&#232;re un peu diff&#233;rente, m&#234;me si je soutiens la perspective dans laquelle ils entendent intervenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antrag A 08 Wochenarbeitszeit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Reymond, US GE : J'ai l'impression qu'on nous propose une soupe faite avec des &#233;pluchures des l&#233;gumes et pas avec les l&#233;gumes eux-m&#234;mes. Je soutiens l'intervention de Doris de ne pas mettre, en ce qui concerne la semaine de travail, un nombre d'heures fixe. Si vraiment le but est d'amoindrir la charge de nos coll&#232;gues dans les rapports de travail, l'accent devrait bien &#234;tre mis sur le fait qu'on devrait supprimer la contrainte que l'employeur peut exercer sur un travailleur pour l'amener &#224; faire des heures suppl&#233;mentaires et limiter cette contrainte &#224; un chiffre formul&#233;, par exemple, &#224; 10% du temps de travail contractuel ou conclu avec la personne. Cela nous permettrait aussi d'agir par rapport aux personnes qui travaillent &#224; temps partiel qui ont aussi des horaires infernaux, &#224; rallonges. Cela r&#233;glerait peut-&#234;tre aussi le probl&#232;me du c&#244;t&#233; des emplois temporaires o&#249; l'on est engag&#233; une semaine pour faire 40 heures et une autre pour 20 heures. On a toute cette probl&#233;matique &#224; laquelle on doit faire face. Le plus difficile est de devoir travailler 47 heures lorsqu'on a d&#233;j&#224; fait 40 ou 42 heures. Il n'est pas convenable d'imaginer qu'on puisse dissuader les employeurs, de recourir aux heures suppl&#233;mentaires si elles sont pay&#233;es de mani&#232;re sup&#233;rieures &#224; ce qu'elles le sont maintenant, parce que cela peut aussi avoir pour un effet de les rendre plus attractives et parce que cela en arrange certains pour arrondir leurs fins de mois. Si on doit intervenir sur la question de la dur&#233;e de travail et si on ne peut pas faire, suite &#224; de nombreuses initiatives qu'on a eues, bouger le socle minimum au maximum travaill&#233;, il faut en tout cas diminuer la capacit&#233; de l'employeur &#224; pouvoir exiger de chacun d'entre nous 10 &#224; 12 heures suppl&#233;mentaires par semaine. C'est justement l'axe sur lequel on devrait intervenir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='hrspip'&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;SGB-Organe und SGB-Gremien &#8211; Organes et instances de l'USS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SGB-Delegiertenversammlung &#8211; Assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;(e)s (AD) de l'USS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14.Ausserordentliche SGB-Delegiertenversammlung vom 24. M&#228;rz &#8211; Altersvorsorge 2020 : Be-schlussfassung&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : Je remercie Doris pour son excellente synth&#232;se : il n'&#233;tait pas ais&#233; de concentrer les enjeux de la mati&#232;re sur un 2 pages A4. Son Annexe 12 explique tr&#232;s bien le choix strat&#233;gique qui nous est propos&#233; : renoncer &#224; se battre contre la d&#233;gradation des conditions d'existence et des droits en l'&#233;change d'un compromis ; et d'un consensus qui sauvera provisoirement des institutions de la catastrophe syst&#233;mique promise et annonc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut ajourner la lutte, mais elle ne sera que plus difficile &#224; entreprendre plus tard.
Je sais que la Commission f&#233;minine est elle-m&#234;me tant divis&#233;e qu'elle n'est pas en mesure d'&#233;mettre une recommandation. Par ailleurs, la Conf&#233;rence des Unions syndicales cantonale du 9 mars n'a pas ar-r&#234;t&#233; de position sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi en &#226;me et conscience, lors du vote qu'organisera tout &#224; l'heure le Pr&#233;sident, je voterai contre cette proposition et contre son renoncement &#224; rejeter une augmentation de l'&#226;ge de la retraite des femmes de 64 &#224; 65 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On vient de gagner un refus de r&#233;duction fiscale : a) exigeons donc un transfert accru et plus important de substance financi&#232;re &#224; l'AVS au lieu de pers&#233;v&#233;rer &#224; soutenir un taux de TVA, b) exigeons la retraite pour tous &#224; 64 ans, c) contraignons les employeurs &#224; l'&#233;galit&#233; salariale.
Pour ce faire, on peut rester et agir dans le cadre de l'AVS, et alors je vous propose le d&#233;p&#244;t d'une motion parlementaire qui pr&#233;coniserait :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Chaque entreprise doit d&#233;clarer sa masse salariale et la composition genr&#233;e de son personnel&lt;/li&gt;&lt;li&gt; A partir du calculateur des salaires de l'USS&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chaque entreprise doit verser &#224; l'AVS, pour chaque homme, une majoration &#233;gale au pour-cent de la diff&#233;rence entre son salaire individuel et celui qu'une femme aurait re&#231;u &#224; ce poste dans cette entreprise, ou dans la branche &#233;conomique concern&#233;e&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'entreprise dont la masse salariale genr&#233;e montrerait une &#233;galit&#233; absolue entre hommes et femmes serait exempt&#233;e de ce dispositif*.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Au moment du vote le Pr&#233;sident a oppos&#233; la proposition du Comit&#233; directeur &#224; celle que je venais de formuler : une foule de mains lev&#233;es pour la premi&#232;re, ensuite la mienne + celle de Helena BARRELA de l'Union syndicale du Tessin et Filippo DE DAVIDE du SIT (mais cette derni&#232;re n'a pas &#233;t&#233; compt&#233;e parce que le SIT est un syndicat associ&#233; et que les syndicats associ&#233;s disposent que d'une voix de consultation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*il reviendrait plus co&#251;teux &#224; un patron de ne pas avoir des femmes dans son personnel ou de les payer de mani&#232;re in&#233;gale, partant du fait qu'il me semble impossible dans &#171; notre &#187; soci&#233;t&#233; qu'une entreprise ne soit compos&#233;e que de femmes ; et que si cela adviendrait, je suis persuad&#233; que la r&#233;mun&#233;ration de toutes serait alors &#233;quitable..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : Je crois qu'il faut vous pr&#233;parer &#224; satisfaire une demande de votation par appel nominal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : Ce projet de r&#233;solution d'Unia, qui survient pr&#233;sentement, me surprend comme l'avait fait il y a quelques ann&#233;es l'annonce du Comit&#233; directeur de l'USS - au lendemain de l'&#233;chec de notre initiative pour un salaire minimum - d'orienter principalement l'action syndicale en faveur de l'&#233;galit&#233; salariale entre hommes et femmes. Au lieu de faire un bilan s&#233;rieux, on changeait de cheval dans la pr&#233;cipitation. Et dans une incons&#233;quence telle que lorsque je proposai ici d'exiger la mise en place de Madame la Procureure de l'&#233;galit&#233;, ce coll&#232;ge m'a demand&#233; imm&#233;diatement d'en pr&#233;senter le projet &#224; l'Assembl&#233;e de d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s de l'&#233;t&#233;. Or finalement celui-ci ne fut pas soutenu, mais plut&#244;t oppos&#233; tactiquement &#224; d'autres n&#233;cessit&#233;s lors des d&#233;lib&#233;rations de cette l'AD. Cette exp&#233;rience m'a permis de reconna&#238;tre d&#233;sormais, dans certaines propositions, les leurres qu'elles comportent, surtout lorsqu'elles ne proposent m&#234;me pas de formulation op&#233;rationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.//.	Genehmigt &#8211; Accept&#233;&lt;/p&gt;
&lt;div class='hrspip'&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;PROCE&#768;S-VERBAL DU COMITE&#769;
Mercredi 27 fe&#769;vrier 2008, 09h15, salle de se&#769;ance d'Unia, Weltpoststrasse 20, Berne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : C'est bien que Louis ait rendu honneur a&#768; l'auteur du texte parce que, effectivement, nous avons appre&#769;cie&#769; de l'avoir rec&#807;u apre&#768;s la se&#769;ance des unions cantonales. Malgre&#769; mon intervention et l'accord comme quoi le Secre&#769;tariat favorisait le de&#769;bat dans le mouvement syndical sur la LACI, ce point n'e&#769;tait pas a&#768; l'ordre du jour des unions syndicales. On l'a rajoute&#769; de fait et c'est tant mieux comme c&#807;a, mais j'aurais du&#770; demander un vote la dernie&#768;re fois. Je lis en page 3, avant-dernie&#768;re ligne : &#171; une e&#769;conomie de 4 millions favorable &#187;. Je ne vois pas si la&#768;-dessus pourquoi on est favorable et je ne vois pas dans le texte qui nous est remis un seul commentaire sur le sujet de la TVA. Je comprends tre&#768;s bien, a&#768; la page 11, la prise de position qui nous est soumise, c'est-a&#768;-dire que ceux qui n'ont pas constitue&#769; des droits vis-a&#768;-vis de la LACI ne peuvent pas pre&#769;tendre obtenir des prestations et, e&#769;videmment, si des collectivite&#769;s publiques doivent favoriser la re&#769;insertion, que ce soient ces collectivite&#769;s qui payent et non pas cette assurance qui n'est finance&#769;e que par les travailleurs et les employeurs. On peut imaginer cela, mais dit comme c&#807;a, c'est un peu court. E&#769;videmment, on a un droit quand on a une assurance, mais la jeunesse vient de nous dire qu'il y a des gens qui sont exclus de cette assurance parce que le droit au travail n'est quand me&#770;me pas inscrit dans notre constitution ni dans la re&#769;alite&#769;. Peut-e&#770;tre que dans notre motivation devrait-on aussi donner ce cadre. Finalement, je rele&#768;ve que l'on ne se prononce pas sur la question des buts de cette assurance. Nous l'avons dit plusieurs fois ici, devant l'AD et il y a me&#770;me des textes du congre&#768;s : il faudrait que la LACI contribue a&#768; des reconversions professionnelles et que les buts de cette assurance soient modifie&#769;s, parce que maintenant, ils interdisent la reconversion professionnelle en dehors du secteur d'origine du travailleur. Alors pourquoi on ne le dit pas ici ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='hrspip'&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;PROCE&#768;S-VERBAL DU COMITE&#769;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi 26 novembre 2008, 9h15, salle de se&#769;ance d'Unia, Weltpoststrasse 20, Berne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAUDE REYMOND, CGAS : Je rele&#768;ve qu'on requalifie la crise financie&#768;re de crise immobilie&#768;re. Ensuite on parle de contingent, alors qu'on est dans une e&#769;conomie de casino qui invite des joueurs au niveau universel. E&#769;videmment, une crise de cette nature-la&#768; concerne l'ensemble de la plane&#768;te. Je m'e&#769;tonne de ce type d'arguments qui sont en contradiction avec celui qui a e&#769;te&#769; distribue&#769; apre&#768;s le 15 octobre. On disait que c'e&#769;taient les hauts salaires des managers qui e&#769;taient responsables de la crise. Maintenant, on nous dit que c'est une crise immobilie&#768;re. Pour un e&#769;conomiste du mouvement syndical, on devrait quand me&#770;me reconnai&#770;tre dans ce qui se passe maintenant que la crise syste&#769;mique a de&#769;ja&#768; frappe&#769; et continuera a&#768; frapper. Dire ici que c'est une bulle spe&#769;culative, c'est comme si c'e&#769;tait un accident. Ce n'est pas un accident, c'est dans la nature du syste&#768;me que de produire ce type de destruction du capital. Les valeurs nouvelles cre&#769;e&#769;es chaque anne&#769;e ne repre&#769;sentent pas un soixantie&#768;me de celles qu'on pre&#769;tend trouver dans les banques ou e&#770;tre repre&#769;sente&#769;es par le capital au travers de la bourse. Je trouve regrettable qu'avec ce texte, on ne soit pas pre&#770;t, du point de vue syndical ou ide&#769;ologique, a&#768; affronter ce qu'on nous raconte. Relancer la consommation de masse en sachant qu'au maximum un tiers de ce qui est produit est consomme&#769; par les &#171; masses &#187; - les deux autres tiers sont produits par le capital pour ses besoins et le service de sa circulation -, c'est une he&#769;re&#769;sie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'USCG est l'organisation fa&#238;ti&#232;re des syndicats non confessionnels qui se sont constitu&#233;s &#224; Gen&#232;ve depuis 1875.</title>
		<link>https://www.asro1918.org/L-USCG-est-l-organisation-faitiere-des-syndicats-non.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.asro1918.org/L-USCG-est-l-organisation-faitiere-des-syndicats-non.html</guid>
		<dc:date>1994-07-19T12:20:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<description>&lt;p&gt;Elle compte en 1994 31 sections affili&#233;es aux 17 f&#233;d&#233;rations syndicales membres de l'Union syndicale suisse, et 1 syndicat local, le Syndicat sans fronti&#232;re.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.asro1918.org/-USCG-Union-des-syndicats-du-canton-de-Geneve-.html" rel="directory"&gt;USCG Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'USCG est l'organisation fa&#238;ti&#232;re des syndicats non confessionnels qui s'&#233;taient constitu&#233;s &#224; Gen&#232;ve depuis 1875. Elle collaborera avec le Parti socialiste au sein des F&#233;d&#233;rations ouvri&#232;res suisses.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1148 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;129&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/IMG/png/1935-10-27uss-a038.png' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/local/cache-vignettes/L119xH164/1935-10-27uss-a038_minus-929fb.png?1782797166' width='119' height='164' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-1148 '&gt;archives USCG, FileMaker &#171; AVI_affiches &#187;, cote 1935-10-27USS-a038, fichier source en .TIFF au format 1/1 de 475.7 Mo&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Elle compte en 1994 31 sections affili&#233;es aux 17 f&#233;d&#233;rations syndicales membres de l'Union syndicale suisse, et 1 syndicat local, le Syndicat sans fronti&#232;re. L'USCG intervient sur les probl&#232;mes g&#233;n&#233;raux concernant l'ensemble des travailleurs du canton, notamment en mati&#232;re d'emploi, logement, &#233;ducation et formation professionnelle, politique de la sant&#233;, transport publics, de l'&#233;nergie &#8211; elle est le pendant cantonal de l'USS au niveau national en terme de relations horizontales avec les autres forces du mouvement ouvrier et populaire, comme avec les autorit&#233;s. De tout temps l'USCG s'est efforc&#233;e de d&#233;velopper la solidarit&#233; internationalistes avec les luttes de travailleurs d'autres pays.
Jusque dans les ann&#233;es 30 on peut dire que les activit&#233;s d&#233;ploy&#233;es par l'USCG visaient plus &#224; intervenir sur l'actualit&#233; qu'&#224; cr&#233;er des &#171; choses pour durer &#187;. Apr&#232;s les jours sombres de novembre 1932 o&#249; l'on vit la troupe tirer sur une manifestation de la gauche syndicale et politique, les liens du monde syndical genevois se sont distendus d'avec le reste du pays, l'USCG s'&#233;tant ralli&#233;e &#224; la ligne socialiste d'extr&#234;me gauche.
En 1939 et jusqu'&#224; la fin de la seconde guerre mondiale, les forces sociales soup&#231;onn&#233;es de communisme ont &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;es ill&#233;gales. Aussi de l'USCG il ne resta qu'une Chambre du travail dirig&#233;e par Graf et dont l'activit&#233; &#233;tait port&#233;e par la FCTA que dirigeait Kubler et la FOMH (devenue FTMH) avec Charles Perroud.
Il est bon de rappeler que si pendant les ann&#233;es trente, l'extr&#234;me droite de la Suisse romande &#233;tait proche du mod&#232;le italien, la Suisse al&#233;manique &#8211; qui avait pris parti pour le Kaiser en 14-18 &#8211; &#233;tait plut&#244;t hostile aux nazis puisqu'elle craignait l'absorption ethnique. Ainsi donc le patronat genevois tenait au corporatisme inspir&#233; par les faisceaux italiens.
En juin 1945, l'USCG a &#233;t&#233; reconstitu&#233;e au buffet de la gare sur convocation de Charles Ch&#252;rch de l'USS, avec Bauer pour la FCTA, Schneider et Eug&#232;ne Suter pour la FOMH. D&#232;s lors des convergences intersyndicales se d&#233;veloppent, et avec Ren&#233; Lachenal &#8211; secr&#233;taire de la SSEC, Eug&#232;ne Suter secr&#233;taire puis pr&#233;sident de l'USCG et Haas &#8211; secr&#233;taire de l'ACG, une plate-forme commune pour traiter des probl&#232;mes g&#233;n&#233;raux est d&#233;gag&#233;e dans la pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Vers la fondation de la CGAS&lt;/strong&gt;
Certains militants de l'&#233;poque ont souvenir que M. Barde, secr&#233;taire des syndicats patronaux et proche de la politique de l'USAM (Union suisse des arts et m&#233;tiers), est un de ceux qui contribu&#232;rent &#224; l'ouverture vers les syndicats pour une politique plus pragmatique quand &#224; la r&#233;solution des probl&#232;mes &#233;conomiques genevois. La recherche d'une politique de consensus entre partenaire sociaux permit de d&#233;politiser les relations employeurs/travailleurs.
Avec la nomination de Ren&#233; Porchet &#224; l'ACG il devient possible de pousser plus avant, d'effectuer une soudure entre les organisations d'employ&#233;s et d'ouvriers. Cette conjugaison de forces suscita la pression n&#233;cessaire qui permit de cr&#233;er en 1953 l'outil principal de la politique de l'emploi &#224; Gen&#232;ve : il s'agit de la Commission tripartite de l'Office cantonal de placement constitu&#233;e par des repr&#233;sentants de l'Etat, des syndicats patronaux, et pour les salari&#233;s, de l'USCG, de la SSEC et de l'ACG. On acceptait ainsi la revendication des syndicats d'un contr&#244;le sur le march&#233; du travail en &#233;change de leur aval pour le recours &#224; la main d'&#339;uvre &#233;trang&#232;re. Le conseiller d'Etat Babel participa &#224; cette r&#233;alisation.
La fonction cr&#233;ant l'organe, les collaborations de l'USCG, de la SSEC et de l'ACG engendr&#232;rent la CGAS. Mobilis&#233;e sur le logement &#8211; la pr&#233;occupation majeure &#224; Gen&#232;ve de tout temps &#8211; la CGAS insuffla ensuite la vie au Rassemblement pour une politique sociale du logement, organisme regroupant toute la gauche genevoise y compris des organisations non syndicales. Notons au passage l'importante contribution du magistrat Dupont PDC (Parti d&#233;mocrate chr&#233;tien) par la promulgation de la loi du m&#234;me nom qui institua les &#171; HLM &#187;, formule peu connue dans le restant du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Activit&#233;s de l'USCG&lt;/strong&gt;
Elles ont toutes trait &#224; ses buts. Apr&#232;s les manifestations contre la r&#233;pression dans l'Espagne franquiste, vinrent celles contre le ch&#244;mage en 1975, 1980, 1992 ; pour l'indexation des salaires, en soutien aux gr&#232;ves des m&#233;tallurgistes, de la fonction publique et bien d'autres. Il y eu des d&#233;monstrations r&#233;ussies pour la d&#233;fense des droits syndicaux et les respects des conventions collectives dans les entreprises genevoises, mais aussi pour les droits de l'homme en g&#233;n&#233;ral et contre l'interventionnisme des grands blocs en Am&#233;rique latine ou en Asie ; contre la politique d'apartheid ou encore pour le droit au logement et en faveur des squatters, contre l'implantation d'une centrale nucl&#233;aire &#224; Gen&#232;ve et pour des formes de production d'&#233;nergie alternative.
Et chaque ann&#233;e, l'USCG &#8211; avec d'autres forces sympathisantes &#8211; organise les manifestations du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, journ&#233;es internationales et revendicatives, porteuses d'espoir et de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Reymond, secr&#233;taire* de l'USCG, le 19 juillet 1994.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1205 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/IMG/jpg/1935-12-01uscg-a037_a_opinion_publique.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/local/cache-vignettes/L500xH772/1935-12-01uscg-a037_a_opinion_publique-b6c2d.jpg?1782877733' width='500' height='772' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-1205 '&gt;&lt;strong&gt;1935-12-01USCG-a037 a opinion publique
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* participant aux d&#233;lib&#233;rations de cette instance depuis &lt;a href='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/IMG/pdf/1978_fst_gene_ve_de_le_gation_a_uscg.pdf' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;1978 &#8211; PDF (387.1 kio)&#034; type='application/pdf'&gt;1978&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#232;glement de gestion de l'Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve (USCG) d&#232;s 1994</title>
		<link>https://www.asro1918.org/Reglement-de-gestion-de-l-Union-des-syndicats-du-canton-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.asro1918.org/Reglement-de-gestion-de-l-Union-des-syndicats-du-canton-de.html</guid>
		<dc:date>1994-05-15T23:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>admin</dc:creator>
		



		<description>&lt;p&gt;Une mise &#224; jour du r&#232;glement de gestion a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e par le 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Congr&#232;s du 16 mai 1992 &#224; Dardagny ; les instances de l'USCG ont adopt&#233; les modifications en 1993 et conserv&#233; pour m&#233;moire le &#171; Projet d'Art. 20 L'intersyndicale &#187; puisqu'une proposition en rapport sera soumise au prochain Congr&#232;s de l'USS.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.asro1918.org/-USCG-Union-des-syndicats-du-canton-de-Geneve-.html" rel="directory"&gt;USCG Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une mise &#224; jour du r&#232;glement de gestion a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e par le 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Congr&#232;s du 16 mai 1992 &#224; Dardagny ; les instances de l'USCG ont adopt&#233; les modifications en 1993 et conserv&#233; pour m&#233;moire le &#171; Projet d'Art. 20 L'intersyndicale &#187; puisqu'une proposition en rapport sera soumise au prochain Congr&#232;s de l'USS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_81 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/IMG/pdf/u95-013_reglement_statut_delegues1994.pdf' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/local/cache-vignettes/L476xH712/uscg_statuts-a8d5d.png?1782773706' width='476' height='712' alt='' title='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avis de droit relatif &#224; l'exercice des libert&#233;s politiques</title>
		<link>https://www.asro1918.org/Avis-de-droit-relatif-a-l-exercice-des-libertes-politiques.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.asro1918.org/Avis-de-droit-relatif-a-l-exercice-des-libertes-politiques.html</guid>
		<dc:date>1988-08-26T01:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>admin</dc:creator>
		



		<description>&lt;p&gt;La distribution ou la vente d'&#233;crits ou autres supports d'expression de la libert&#233; d'opinion, ainsi que la r&#233;colte de signatures &#224; l'appui d'une initiative populaire, d'une demande de r&#233;f&#233;rendum ou d'une p&#233;tition, ne sont pas soumises &#224; autorisation lorsqu'elles sont effectu&#233;es par une ou des personnes isol&#233;es&#034;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.asro1918.org/-USCG-Union-des-syndicats-du-canton-de-Geneve-.html" rel="directory"&gt;USCG Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La distribution ou la vente d'&#233;crits ou autres supports d'expression de la libert&#233; d'opinion, ainsi que la r&#233;colte de signatures &#224; l'appui d'une initiative populaire, d'une demande de r&#233;f&#233;rendum ou d'une p&#233;tition, ne sont pas soumises &#224; autorisation lorsqu'elles sont effectu&#233;es par une ou des personnes isol&#233;es&#034; (art. 9 du R&#232;glement genevois sur la circulation publique).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_89 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/IMG/pdf/1988-08-26cd_uscg_droits_politiques_1988-08-26_-re5998_roc.pdf' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/local/cache-vignettes/L500xH682/capture_d_e_cran_2020-09-09_a_03.08.30-c64f5.png?1782877733' width='500' height='682' alt='' title='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/IMG/pdf/1988-08-26cd_uscg_droits_politiques_1988-08-26_-re5998_roc.pdf" length="317305" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1917</title>
		<link>https://www.asro1918.org/1917.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.asro1918.org/1917.html</guid>
		<dc:date>1917-09-09T13:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>Claude Andre REYMOND</dc:creator>
		



		<description>&lt;p&gt;L'engagement d'un secr&#233;taire fran&#231;ais est devenu urgent surtout pour ce qui concerne les travaux de la Suisse occidentale&#8230; Le Congr&#232;s de l'USS du 7 au 9 septembre 1917 accepte cette proposition.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.asro1918.org/-USCG-Union-des-syndicats-du-canton-de-Geneve-.html" rel="directory"&gt;USCG Union des syndicats du canton de Gen&#232;ve&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#8230;
L'Union ouvri&#232;re de Gen&#232;ve fut encore confirm&#233;e pour une nouvelle ann&#233;e comme section directrice de la Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la propagande syndicale en Suisse romande, elle donna de nouveau lieu &#224; un long et int&#233;ressant d&#233;bat, en conclusion duquel il fut d&#233;cid&#233; de continuer l'action engag&#233;e dans ce domaine et qui avait donn&#233; jusqu'ici de bons r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une statistique entreprise par le Secr&#233;tariat de l'Union syndicale suisse en septembre 1918, il r&#233;sultait que les diff&#233;rentes f&#233;d&#233;rations centralistes comptaient &#224; fin 1917 un total de 31,241 membres dans six cantons et 51 localit&#233;s de la Suisse romande. Jura bernois : 12,610 ; Fribourg : 770 ; Gen&#232;ve : 3,753 ; Vaud : 4,394 ; Valais : 505 et Neuch&#226;tel : 9,199.
&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='hrspip'&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;L'engagement d'un secr&#233;taire fran&#231;ais est devenu urgent surtout pour ce qui concerne les travaux de la Suisse occidentale&#8230; Le Congr&#232;s de l'USS du 7 au 9 septembre 1917 accepte cette proposition.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='hrspip'&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;N'ayant &#233;t&#233; qu'une organisation transitoire, cr&#233;&#233;e dans le but de rallier toutes les unions ouvri&#232;res et syndicats qui admettaient les principes du mouvement syndical centraliste, la Conf&#233;d&#233;ration romande du travail, si elle fit du bon travail, fit par contre peu de bruit. Son activit&#233; constitue n&#233;anmoins aussi un &#233;pisode du mouvement ouvrier en Suisse romande. Force est donc d'en parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a &#233;t&#233; constitu&#233;e sur &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;l'initiative du Bureau central des monteurs de bo&#238;tes or,&lt;/em&gt; alors que le mouvement anarcho-syndicaliste avait d&#233;j&#224; du plomb dans l'aile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1905 le mouvement ouvrier &#233;tait fortement divis&#233; en Suisse romande. Les d&#233;buts de cette nouvelle organisation ne pouvaient &#234;tre que difficiles. Les unions ouvri&#232;res et les syndicats isol&#233;s des localit&#233;s des bords du L&#233;man et autres centres des cantons de Vaud, Valais et Fribourg &#233;taient encore, en 1910, inf&#233;od&#233;s au mouvement anarcho-syndicaliste. Les autres unions ouvri&#232;res, notamment celles du Jura neuch&#226;telois et bernois, restaient &#224; l'&#233;cart et n'avaient gu&#232;re de relations entre elles. Certains syndicats, qui se rattachaient aux unions ouvri&#232;res de La Chaux-de-Fonds, du Locle et de Bienne, adh&#233;raient en m&#234;me temps &#224; la &#171; F&#233;d&#233;ration des Unions ouvri&#232;res de la Suisse romande. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres syndicats isol&#233;s ne participaient pas au mouvement anarcho-syndicaliste, mais (gr&#226;ce &#224; la campagne de d&#233;nigrement et de calomnie contre les f&#233;d&#233;rations et les militants centralistes, entretenue avec soin dans La Voix du Peuple) restaient en dehors des f&#233;d&#233;rations auxquelles ils auraient pu et d&#251; se rattacher. Nous avions &#224; cette &#233;poque, en Suisse romande, la plus belle mosa&#239;que syndicale que l'on put r&#234;ver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tenter de mettre fin &#224; cette situation, une premi&#232;re assembl&#233;e fut convoqu&#233;e au milieu de septembre 1910, &#224; Yverdon, &#224; l'H&#244;tel du Port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur 57 organisations qui y furent invit&#233;es treize seulement s'y firent repr&#233;senter par 39 d&#233;l&#233;gu&#233;s. Parmi ceux-ci se trouvaient Achille Gros-pierre, Emile Ryser, Achille Graber, Auguste Huggler et Henri Viret. Comme pr&#233;sident de s&#233;ance fonctionna L&#233;onard Daum, pr&#233;sident de l'Union ouvri&#232;re de La Chaux-de-Fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un expos&#233; de la situation et une discussion nourrie, au cours de laquelle quelques d&#233;l&#233;gu&#233;s anarcho-syndicalistes firent opposition, il fut d&#233;cid&#233;, par vingt voix contre douze et sept abstentions, de constituer une nouvelle organisation qui admettrait les principes centralistes, pour contrebalancer l'influence n&#233;faste des gens de La Voix du Peuple. Comme en 1905 &#224; Lausanne, c'est de nouveau l'Union ouvri&#232;re de La Chaux-de-Fonds qui fut charg&#233;e de l&#233;laboration d'un projet de statuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier congr&#232;s, ou assembl&#233;e constitutive, eut lieu &#224; Neuch&#226;tel, au caf&#233; du Monument, sous la pr&#233;sidence du coll&#232;gue Edmond Breguet, des horlogers de La Chaux-de-Fonds, le dimanche 5 f&#233;vrier 1911. L&#233;onard Daum, qui relevait de maladie, fut appel&#233; &#224; la vice-pr&#233;sidence et Paul Beynon fonctionna comme secr&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est constat&#233; la pr&#233;sence de six unions ouvri&#232;res et de onze organisations syndicales. Comme unions ouvri&#232;res, ce sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Locle, avec quatre d&#233;l&#233;gu&#233;s : E. Antenen, F. D&#246;rflinger, Charles Schlageter et Achille Grospierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montreux, avec un d&#233;l&#233;gu&#233; : Schnetzler Emile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;St-Imier, avec deux d&#233;l&#233;gu&#233;s : Vaucher L&#233;on et Perret Fernand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fleurier, avec un d&#233;l&#233;gu&#233; : Eug&#232;ne Bandelier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienne, avec un d&#233;l&#233;gu&#233; : Arthur Zehnder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chaux-de-Fonds, avec cinq d&#233;l&#233;gu&#233;s : Charles Jacot, Arnold Gros-vernier, Fritz Bachmann, Paul Beynon et L&#233;onard Daum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats repr&#233;sent&#233;s &#233;taient :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Typographes de la Chaux-de-Fonds, par Evard Edmond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Horlogers de La Chaux-de-Fonds, par Breguet Edmond et Vuille Berthold.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faiseurs de cadrans, Bienne, par Henri Coulaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;corateurs de La Chaux-de-Fonds, par Paul Beynon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alimentation, Lausanne, par Henri Viret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma&#231;ons et man&#339;uvres, Vevey, Guinomilli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ebauches et assortiments, Sonceboz-Corg&#233;mont, Rossel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Horlogers, Ch&#233;zard, par Ernest Sch&#228;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monteurs de bo&#238;tes, Renan, par Albert Hasler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cigarriers, Yverdon, par Fornerod Placide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cigarriers, Grandson, par Croux Henri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Union g&#233;n&#233;rale des ouvriers horlogers, par Achille Graber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emile Ryser &#233;tant malade ne put participer &#224; cette assembl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les statuts et le programme de la nouvelle organisation, qui re&#231;ut le nom de &#171; Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail &#187;, furent adopt&#233;s. Les statuts comprenaient treize articles. L'article 2 pr&#233;voyait que les syndicats adh&#233;rants &#224; la C.R.T., soit par leur union ouvri&#232;re ou isol&#233;ment, devaient appartenir &#224; la f&#233;d&#233;ration syndicale de leur m&#233;tier ou de leur industrie, pour autant qu'il en existait une. C'&#233;tait donc engager nettement les syndicats &#224; la centralisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organes de la nouvelle organisation &#233;taient :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les assembl&#233;es des d&#233;l&#233;gu&#233;s ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le comit&#233; directeur.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, au moins, une assembl&#233;e de d&#233;l&#233;gu&#233;s devait avoir lieu. Les d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;taient nomm&#233;s &#224; raison d'un par 200 membres. Des assembl&#233;es extraordinaires pouvaient &#234;tre convoqu&#233;es par le Comit&#233; directeur ou &#224; la demande de trois unions ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles 6 et 7 indiquaient les attributions et comp&#233;tences des assembl&#233;es de d&#233;l&#233;gu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 8 pr&#233;voyait que les f&#233;d&#233;rations professionnelles, ainsi que l'Union suisse des f&#233;d&#233;rations syndicales (actuellement : Union syndicale suisse), pouvaient envoyer chacune un repr&#233;sentant, avec voix consultative, aux assembl&#233;es de d&#233;l&#233;gu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles 9 et 10 pr&#233;voyaient la composition et les attributions du comit&#233; directeur, nomm&#233; pour une ann&#233;e, par l'Union ouvri&#232;re d&#233;sign&#233;e par le congr&#232;s comme section directrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 11 r&#233;glait la question financi&#232;re. La caisse &#233;tait aliment&#233;e par une cotisation obligatoire, fix&#233;e &#224; l'avance par le congr&#232;s. Elle ne devait pas &#234;tre sup&#233;rieure &#224; 10 centimes par membre et par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 12 disait que la dissolution de l'association ne pouvait avoir lieu tant que trois unions ouvri&#232;res en faisaient partie, et, qu'en cas de dissolution, l'avoir et les archives devaient &#234;tre remis &#224; l'Union suisse des f&#233;d&#233;rations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 13, finalement, d&#233;cr&#233;tait l'application imm&#233;diate des statuts et pr&#233;voyait qu'une r&#233;vision ne pouvait avoir lieu que par une assembl&#233;e de d&#233;l&#233;gu&#233;s, &#224; condition que la r&#233;vision ait &#233;t&#233; port&#233;e &#224; l'odre du jour et d&#233;cid&#233;e &#224; la majorit&#233; des deux tiers des d&#233;l&#233;gu&#233;s pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme de la Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail, &#233;labor&#233; si nous ne faisons erreur, par Achille Graber, reconnaissait comme principe fondamental, que l'&#233;mancipation des travailleurs n'est possible que par la socialisation des moyens de production et d'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, le programme d&#233;clarait : &#171; Les exp&#233;riences montrent que cette socialisation ne peut &#234;tre le r&#233;sultat d'un coup de main de quelques audacieux, ni m&#234;me d'un mouvement plus vaste, dans la situation &#233;conomique actuelle, &#233;tant donn&#233; l'&#233;tat des esprits et de l'organisation de la classe ouvri&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle pr&#233;suppose, d'une part, une soci&#233;t&#233; capitaliste pouss&#233;e &#224; son extr&#234;me d&#233;veloppement et, d'autre part, une classe ouvri&#232;re consciente de ses droits et devoirs, capable par ses organisations d'assumer les charges de la production et de l'&#233;change. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le programme constatait que ces conditions &#233;tait loin d'exister, surtout dans notre pays de petite propri&#233;t&#233; et de petite production, o&#249; l'industrialisation capitaliste de l'agriculture et des m&#233;tiers n'est que naissante et s'op&#232;re plus lentement qu'ailleurs, et o&#249; le prol&#233;tariat est encore insuffisamment organis&#233; et conscient de son r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour pr&#233;parer les conditions n&#233;cessaires &#224; son &#233;mancipation et pour diminuer les cons&#233;quences imm&#233;diates du r&#233;gime actuel, &#171; disait plus loin le programme &#187;, la classe ouvri&#232;re doit tout d'abord se rendre un compte exact du milieu &#233;conomique dans lequel elle travaille et vit. En m&#234;me temps qu'elle acquiert une vue plus claire et plus nette de cette situation, elle pourra employer avec succ&#232;s les modes de lutte qui sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisation des syndicats en f&#233;d&#233;rations industrielles ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Union nationale et internationale des f&#233;d&#233;rations ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diminution des heures de travail, salaire minimum, suppression du travail aux pi&#232;ces et du marchandage, contrats collectifs, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine de la l&#233;gislation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;vision de la loi f&#233;d&#233;rale sur le travail dans les fabriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lutte permanente contre toutes les mesures qui tendent au rench&#233;rissement du co&#251;t de la vie. Assurance maladie et accidents ; assurance contre le ch&#244;mage ; assurance contre la vieillesse et l'invalidit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux moyens d'action, le programme se refusait d'en indiquer un seul &#224; l'exclusion de tous les autres. Il constatait que la tactique ne se th&#233;orise pas, qu'elle d&#233;pend de la force de nos organisations, de celle de nos adversaires et des conditions dans lesquelles elle est appel&#233;e &#224; s'exercer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La bataille quotidienne &#171; y est-il dit plus loin, &#171; doit s'adapter aux conditions &#233;conomiques et sociales de chaque pays, de chaque canton, parfois m&#234;me de chaque localit&#233; ou de chaque industrie. Et c'est pourquoi, sans dire &#224; laquelle des trois formes de lutte : syndicale, politique &#233;conomique, coop&#233;rative, nous devons donner, en une circonstance d&#233;termin&#233;e, la pr&#233;f&#233;rence, nous estimons que leur emploi simultan&#233; permettra &#224; la classe ouvri&#232;re de s'&#233;manciper graduellement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;aliser son programme, la Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail pr&#233;voyait l'organisation de conf&#233;rences, des assembl&#233;es de militants, ainsi que la publication de brochures d'&#233;ducation prol&#233;tarienne, elle entendait g&#233;n&#233;raliser et coordonner l'agitation en faveur des revendications ouvri&#232;res et sociales, appuyer les f&#233;d&#233;rations d'industrie et de m&#233;tier et employer toutes les formes d'action pratiques et possibles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les statuts et le programme de la &#171; Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail &#187; ont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les statuts et le programme furent admis &#224; l'unanimit&#233;, toutefois les d&#233;l&#233;gu&#233;s de St-Imier, Corg&#233;mont et Montreux, d&#233;clar&#232;rent n'&#234;tre pas mandat&#233;s pour les voter, mais vouloir cependant en recommander l'adoption &#224; leurs groupements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de La Chaux-de-Fonds fut nomm&#233;e section directrice, apr&#232;s que celle du Locle se fut d&#233;sist&#233;e en sa faveur. Il fut toutefois convenu que chaque union ouvri&#232;re aurait &#224; tour de r&#244;le &#224; assumer cette charge. Puis le congr&#232;s s'occupa encore de la propagande &#224; faire par le comit&#233; directeur de la C.R.T., propagande qui consistait en premier lieu &#224; intervenir aupr&#232;s des unions ouvri&#232;res qui n'&#233;taient pas affili&#233;es &#224; la &#171; Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail &#187; et &#224; cr&#233;er des unions ouvri&#232;res l&#224; o&#249; il n'en existait pas encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du rapport de gestion du comit&#233; directeur pour 1911, nous voyons que celui-ci fut nomm&#233; par la section directrice apr&#232;s le premier congr&#232;s de Neuch&#226;tel. Il &#233;tait constitu&#233; comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sident : Ed. Huguenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vice-pr&#233;sident : Charles Zundt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caissier : Georges Dumont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secr&#233;taire : James Wermeille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vice-secr&#233;taire : Gustave Pingeon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Archiviste : Julien Houriet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre adjoint : Ariste Gagnebin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A fin 1911, cinq unions ouvri&#232;res et quatre syndicats isol&#233;s, groupant au total 4,575 membres, se rattachaient &#224; la C.R.T. &#8211; L'Union ouvri&#232;re de Gen&#232;ve &#8211; constitu&#233;e r&#233;cemment avec les syndicats qui s'&#233;taient d&#233;tach&#233;s de la &lt;a href=&#034;http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article2976&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; F&#233;d&#233;ration des syndicats ouvriers de Gen&#232;ve &#187;&lt;/a&gt;, tendance anarcho-syndicaliste &#8211; qui groupait d&#233;j&#224; 1,100 membres, donnait son adh&#233;sion &#224; la C.R.T. &#224; partir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 1912.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, le rapport constate que l'Union ouvri&#232;re de Montreux, apr&#232;s avoir demand&#233; et obtenu des secours, refusa son adh&#233;sion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de Neuch&#226;tel n'avait jamais r&#233;pondu aux invitations du comit&#233; directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de St-Imier trouva la cotisation (5 centimes par membre et par ann&#233;e) trop &#233;lev&#233;e et resta spectatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de Fribourg comptait &#171; &#233;norm&#233;ment &#187; d'&#233;l&#233;ments allemands et ne voyait pas la n&#233;cessit&#233; d'adh&#233;rer &#224; la C.R.T.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de Fleurier ne maintint pas l'adh&#233;sion donn&#233;e &#224; Neuch&#226;tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de Tramelan s'&#233;tait volatilis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Broc, o&#249; une union ouvri&#232;re comptant 500 membres s'&#233;tait constitu&#233;e, ainsi que de Payerne, l'on attendait des r&#233;ponses favorables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ensemble, on constate encore l'influence des anarchos-syndicalistes qui, partout o&#249; ils le pouvaient, emp&#234;chaient naturellement les unions ouvri&#232;res d'adh&#233;rer &#224; la C.R.T.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'ann&#233;e 1911 le comit&#233; directeur exp&#233;dia 320 circulaires, rapports, appels, manifestes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recettes se mont&#232;rent &#224; 228 fr. 75 ; les d&#233;penses &#224; 152 francs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de St-Imier avait envoy&#233; 100 francs en faveur des gr&#233;vistes de Montreux, dont 50 francs pour les ma&#231;ons et 50 francs pour les tailleurs. Le Syndicat des horlogers de Villeret de son c&#244;t&#233; avait aussi envoy&#233; 20 francs en faveur des ma&#231;ons de Montreux en gr&#232;ve. Cependant, le Comit&#233; directeur se plaint de ce qu'une union ouvri&#232;re leur avait fait parvenir la somme de 50 francs sans passer par le bureau de la C.R.T., et il &#233;met le v&#339;u que dor&#233;navant on ne nomme dans les comit&#233;s des unions ouvri&#232;res ou syndicats isol&#233;s qui pourraient &#234;tre appel&#233;s &#224; nommer le comit&#233; directeur que des camarades r&#233;ellement centralistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un deuxi&#232;me congr&#232;s eut lieu &#224; Neuch&#226;lel, au caf&#233; du Monument, le dimanche 21 janvier 1912, sous la pr&#233;sidence du coll&#232;gue Edouard Huguenin, pr&#233;sident du comit&#233; directeur. Le secr&#233;taire de s&#233;ance fut James Wermeille. L'ordre du jour &#233;tait passablement charg&#233; : 1. V&#233;rification des mandats ; 2. Nomination du bureau du congr&#232;s ; 3. Nomination des v&#233;rificateurs de comptes ; 4. Rapport du comit&#233; directeur ; 5. Rapport de caisse ; 6. Fixation de la cotisation 1912 ; 7. Lieu du prochain congr&#232;s ; 8. Nomination de la section directrice ; 9. Situation dans le Val-de-Travers ; 10. Instruction des ouvriers sur le code civil (proposition de l'U.O. de Gen&#232;ve) ; 11. Assurances f&#233;d&#233;rales ; 12. Rench&#233;rissement de la vie ; 13. Divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y est constat&#233; la pr&#233;sence de sept unions ouvri&#232;res et de quatre syndicats. Ce sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y est constat&#233; la pr&#233;sence de sept unions ouvri&#232;res et de quatre syndicats. Ce sont :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Union ouvri&#232;re de La Chaux-de-Fonds&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5 repr&#233;sentants&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Union ouvri&#232;re du Locle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 repr&#233;sentants&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Union ouvri&#232;re de Gen&#232;ve&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 repr&#233;sentants&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Union ouvri&#232;re de Neuch&#226;tel&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 repr&#233;sentants&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Union ouvri&#232;re de Lausanne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1repr&#233;sentant&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Union ouvri&#232;re de Broc&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 repr&#233;sentant&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Union ouvri&#232;re de Bienne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 repr&#233;sentant&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Syndicat des &#233;bauches, Sonceboz-Corg&#233;mont&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 repr&#233;sentants&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Syndicat des bo&#238;tiers, Travers&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 repr&#233;sentant&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Syndicat des cigariers, Yverdon-Grandson&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 repr&#233;sentant&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Syndicat des m&#233;caniciens, La Chaux-de-Fonds&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 repr&#233;sentant&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Plus deux repr&#233;sentants de la F.I.O.H&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 repr&#233;sentants&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Total :&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;24 repr&#233;sentants&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Comme v&#233;rificateurs des comptes fonctionn&#232;rent : Grospierre, du Locle ; Fivaz, de Gen&#232;ve et Devenoges, de Grandson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de gestion du Comit&#233; directeur donna lieu &#224; un long et int&#233;ressant d&#233;bat, traitant surtout de la difficult&#233; qu'il y avait d'obtenir les adh&#233;sions ou de constituer des Unions ouvri&#232;res. Un d&#233;l&#233;gu&#233; de l'Union ouvri&#232;re de Neuch&#226;tel d&#233;clare que les trois d&#233;l&#233;gu&#233;s pr&#233;sents ne pourront qu'encourager cette Union &#224; entrer dans la C.R.T., car ils ont fait des exp&#233;riences d&#233;plorables avec les unions ouvri&#232;res libertaires d&#233;pendant de La Voix du Peuple. Un d&#233;l&#233;gu&#233; de Broc annonce qu'en neuf mois de travail une union ouvri&#232;re se rattachant &#224; la C.R.T., avec 500 membres a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e dans cette localit&#233; et que fort probablement 200 nouveaux membres pourront encore &#234;tre gagn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de caisse accuse un solde de 81 fr. 75 et la Commission de v&#233;rification recommande aux d&#233;l&#233;gu&#233;s l'adoption des comptes avec remerciements au caissier pour son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une discussion approfondie il est d&#233;cid&#233; que le prochain congr&#232;s se tiendra &#224; Yverdon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la Chaux-de-Fonds ait refus&#233; une nouvelle &#233;lection comme section directrice, elle se soumet finalement au d&#233;sir des d&#233;l&#233;gu&#233;s et accepte le mandat encore pour une nouvelle ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cotisation est maintenue &#224; 5 centimes, par membre et par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis apr&#232;s avoir liquid&#233; diff&#233;rentes questions relatives &#224; la situation au Val-de-Travers, Achille Graber fit un expos&#233; sur la question des assurances, et la r&#233;solution suivante fut adopt&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le congr&#232;s de la C.R.T. du 21 janvier 1912, &#224; Neuch&#226;tel, repr&#233;sentant plus de 8,000 membres, consid&#233;rant que la loi sur les assurances projet&#233;es est plus favorable aux int&#233;r&#234;ts des ouvriers que les lois actuellement en vigueur, regrettant pourtant qu'elle n'ait pas tenu un compte plus grand des revendications ouvri&#232;res sans se laisser prendre au mirage des r&#233;formes des gouvernements bourgeois d&#233;cide de recommander aux ouvriers l'acceptation de la loi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;il s'agissait ici de la loi f&#233;d&#233;rale sur l'assurance maladie et accidents, qui fut accept&#233;e en votation populaire le 5 f&#233;vrier 1912, par 285,027 oui, contre 235,825 non, soit &#224; 49,202 voix de majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La congr&#232;s d&#233;cida ensuite d'envoyer aux sections une circulaire concernant le rench&#233;rissement de la vie. Puis apr&#232;s un expos&#233; de Henri Viret sur la situation &#224; la verrerie de Monthey et &#224; la fabrique de tabac Burrus, &#224; Boncourt, il fut d&#233;cid&#233; d'agir d'accord avec l'Union des Coop&#233;ratives de consommation &#224; B&#226;le et la F&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'Alimentation, pour tenter d'arriver &#224; une entente &#224; l'amiable dans ces deux entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rendant compte de ce congr&#232;s dans la Solidarit&#233; Horlog&#232;re du 10 f&#233;vrier 1912, notre camarade E.-P. Graber, qui en &#233;tait le r&#233;dacteur &#224; l'&#233;poque, &#233;crivait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cette rencontre, les discussions qui suivirent les int&#233;ressants rapports qui furent pr&#233;sent&#233;s, non seulement ont permis &#224; ces d&#233;l&#233;gu&#233;s de passer une belle et bonne journ&#233;e syndicale, mais encore laiss&#232;rent le meilleur espoir sur l'avenir de cette organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans esbroufe, elle poursuit son travail d'organisation et on peut constater avec plaisir qu'elle a pu, gr&#226;ce &#224; l'activit&#233; de nombreux camarades, remonter le flot de la d&#233;sorganisation due aux terribles m&#233;ridionaux de l'action violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle vota une r&#233;solution en faveur de la loi sur les assurances, et nous la f&#233;licitons d'avoir compris le r&#233;el avantage qu'elles apporteront &#224; la classe ouvri&#232;re organis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure preuve du travail de r&#233;organisation qui s'accomplit, c'est le rapport de la Section de Gen&#232;ve. Le terrain semblait particuli&#232;rement difficile, contamin&#233; qu'il &#233;tait par les th&#233;ories des non-cotisants. L'exp&#233;rience dessille les yeux et nos camarades de Gen&#232;ve comprennent enfin &#224; quelle impuissance les condamnait l'organisation sans souffle et sans force qu'on leur avait pr&#234;ch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la r&#233;gion du L&#233;man, apr&#232;s les quelques dures ann&#233;es d'&#233;preuves que leur fit supporter la Voix du Peuple, se ressaisit peu &#224; peu et revient &#224; l'organisation syndicale telle que nous la concevons dans le Jura. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, l'application du boycott, arme redoutable et moins co&#251;teuse que la gr&#232;ve, surtout dans le commerce et l'industrie alimentaire, jouait un grand r&#244;le. La premi&#232;re entreprise qui en fit l'exp&#233;rience fut la maison Vautier et C&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;ie&lt;/sup&gt;., fabrique de cigares et cigarettes, &#224; Grandson et Yverdon. Apr&#232;s une longue r&#233;sistance, qui lui occaionna des pertes consid&#233;rables, elle dut s'incliner et signer une convention avec la f&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'alimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Tribune de Gen&#232;ve, qui avait jet&#233; sur le pav&#233; des p&#232;res de familles &#224; son service depuis 20 et 25 ans, parce qu'ils r&#233;clamaient, comme typographes syndiqu&#233;s, l'application du tarif en vigueur sur la place, fut boycott&#233;e &#224; son tour &#224; partir de 1910. Ici l'application de ce moyen de combat eut un effet moins imm&#233;diat, du fait que quantit&#233; de gens qui ne lisaient que ce journal et ne pouvaient s'en passer, n'&#233;taient pas ou que difficilement atteints par la propagande ouvri&#232;re. N&#233;anmoins, ce boycott, qui dura tr&#232;s longtemps, causa un pr&#233;judice assez consid&#233;rable &#224; ce journal. Seule la d&#233;claration de guerre au mois d'ao&#251;t 1914 y mit virtuellement fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis ce fut le tour de la fabrique de cigarettes Poullet, &#224; Gen&#232;ve. Celle-ci ne r&#233;sista pas longtemps et accepta toutes les revendications pr&#233;sent&#233;es par le personnel syndiqu&#233;. Le boycott fut lev&#233; au d&#233;but de 1912.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maison F.-J. Burrus, manufacture de tabacs et cigarettes, &#224; Boncourt, Jura bernois, emp&#234;chant son personnel de s'organiser, le boycott de ses produits fut d&#233;cr&#233;t&#233; apr&#232;s le deuxi&#232;me congr&#232;s de la C. R. T., alors qu'une derni&#232;re tentative de r&#233;gler l'affaire &#224; l'amiable eut &#233;chou&#233;. Quelques mois plus tard, une convention ayant &#233;t&#233; sign&#233;e entre la maison et la f&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'alimentation, le boycott put &#234;tre lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vertu de cette convention, la F&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'alimentation &#233;tait reconnue par la maison. Le syndicat obligatoire &#233;tait introduit. La section de Boncourt de la F. O. A. avait le droit d'afficher ses convocations d'assembl&#233;es, de distribuer les journaux et d'encaisser les cotisations dans la fabrique, pendant les pauses ou apr&#232;s les heures de travail. Enti&#232;re libert&#233; &#233;tait laiss&#233;e de ch&#244;mer le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai. La dur&#233;e du travail, qui &#233;tait encore de 10 h.1/2 avant le boycott, fut r&#233;duite &#224; 10 heures et &#224; 9 heures le samedi. Les salaires furent augment&#233;s et les minima pr&#233;vus variaient de 2 francs &#224; 5 fr. 50 par jour, selon l'&#226;ge et le travail ex&#233;cut&#233;. En cas de ralentissement dans la production, la dur&#233;e du travail devait &#234;tre r&#233;duite afin d'&#233;viter des renvois. Cette convention, qui apportait de notables am&#233;liorations &#224; plus de cent personnes, fut conclue pour une dur&#233;e de trois ans et entra en vigueur au mois de mai 1912. Le r&#233;sultat obtenu, sans grands frais pour la f&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'alimentation, &#233;tait donc des plus r&#233;jouissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, au d&#233;but de 1914, ce fut aussi le tour &#224; la maison Ormont, fabrique de cigares, &#224; Vevey, qui refusait d'entrer en pourparlers avec la f&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'alimentation. Elle commen&#231;a par monter sur ss grands chevaux, mena&#231;a de faire des proc&#232;s, etc. Elle r&#233;sista tr&#232;s longtemps, car elle avait les &#171; reins solides &#187;. Finalement, elle aussi dut c&#233;der et signer une convention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un troisi&#232;me congr&#232;s de la &#171; Conf&#233;d&#233;ration romande du travail &#187; eut lieu &#224; l'h&#244;tel du Port, &#224; Yverdon, le dimanche 2 mars 1913, sous la pr&#233;sidence du coll&#232;gue Edouard Huguenin, pr&#233;sident du comit&#233; directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme principaux points &#224; l'ordre du jour se trouvaient : Rapport du Comit&#233; directeur ; Rapport de caisse ; Fixation de la cotisation 1913/14 ; 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai ; Propagande et conf&#233;rence et expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept unions ouvri&#232;res : La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Gen&#232;ve, Lausanne, Neuch&#226;tel, St-Imier et Yverdon &#233;taient repr&#233;sent&#233;es par dix-neuf d&#233;l&#233;gu&#233;s. Manquaient les Unions ouivri&#232;res de Bienne et de Bulle. Comme syndicats isol&#233;s n'&#233;tait repr&#233;sent&#233; que celui des ma&#231;ons et man&#339;uvres de Vevey, cependant que le syndicat des horlogers de La Chaux-de-Fonds et celui des bo&#238;tiers de Travers manquaient au rendez-vous. Etaient &#233;galement repr&#233;sent&#233;es : La F&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'industrie horlog&#232;re et l'Union suisse des f&#233;d&#233;rations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En outre des membres du comit&#233; directeur, nous trouvons Achille Graber, d&#233;l&#233;gu&#233; de la F. O. I. H. ; Auguste Huggler, d&#233;l&#233;gu&#233; du l'Union suisse des f&#233;d&#233;rations syndicales ; Achille Grospierre et Doerflinger, Le Locle ; Jean Sigg, Auguste Gals&#233;ran et Georges Hofmann, de Gen&#232;ve ; Charles Sch&#252;rch, Gagnebin, Bauer et Sunier, La Chaux-de-Fonds ; Henri Viret, Lausanne ; Vizade, St-Imier ; Perrin, Neuch&#226;tel ; Philippin, Vevey et Fornerod, Yverdon. L'Union ouvri&#232;re de Montreux, qui n'&#233;tait pas repr&#233;sent&#233;e &#224; ce congr&#232;s, fut admise dans la C. R. T. sur la proposition du Comit&#233; directeur. On envisageait &#224; ce moment la cr&#233;ation d'une Union ouvri&#232;re centraliste, &#224; Vevey.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Les v&#233;rificateurs des comptes, nomm&#233;s au congr&#232;s, furent les coll&#232;gues Fornerod, Vizade et Hofmann.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il r&#233;sulte du rapport du Comit&#233; directeur, que certaines unions ouvri&#232;res, n'annoncaient pas le nombre exact de leurs membres, ce qui veut dire qu'elles ne payaient pas les cotisations d'apr&#232;s leurs effectifs r&#233;els. Comme &#224; c&#244;t&#233; de cela la cotisation n'&#233;tait que de 5 centimes par membre et par ann&#233;e, l'&#233;tat de caisse ne devait gu&#232;re &#234;tre brillant. Il n'y est pas fait la moindre allusion dans le rapport, cependant la commission de v&#233;rification engage le comit&#233; directeur &#224; obtenir de meilleurs r&#233;sultats financiers. Aussi, Auguste Huggler engage-t-il la C. R. T. &#224; demander une subvention de 200 francs &#224; l'Union suisse des f&#233;d&#233;rations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Chaux-de-Fonniers ayant d&#233;clin&#233; l'offre d'assumer plus longtemps les charges de comit&#233; directeur et Le Locle invoquant certaines causes majeures pour ne pas accepter la m&#232;che, Gen&#232;ve est propos&#233;e et finalement elle accepta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, on demandait que toutes les usines et tous les chantiers soient ferm&#233;s ce jour. Une proposition fut faite, mais repouss&#233;e, de reporter la manifestation sur le premier dimance de mai. Plusieurs propositions furent pr&#233;sent&#233;es, ayant pour but de faire comprendre &#224; la classe ouvri&#232;re la solennit&#233; et l'importance de cette journ&#233;e, pour trouver un plus grand nombre d'orateurs et faciliter la t&#226;che de ces derniers. Charles Sch&#252;rch voulait que l'on occupe les ch&#244;meurs d&#232;s le matin, en organisant de grandes manifestations. &#8211; C'est ce qui se fait aujourd'hui, dans les grands centres du moins. &#8211; La manifestation proprement dite a lieu le matin et l'apr&#232;s-midi est vou&#233; &#224; la propagande pour les soci&#232;t&#233;s sportives ouvri&#232;res, qui donnent des productions les plus vari&#233;es. A l'&#233;poque ces derni&#232;res n'existaient pas encore, abstraction faite des sections de chants et de gymnastique du Grutli, mais qui comme telles ne participaient pas aux manifestations, en Suisse romande du moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#232; la situation financi&#232;re pr&#233;caire, il ne fut sans doute fait aucune proposition d'augmenter la cotisation, car le rapport est absolument muet &#224; ce sujet. Elle resta donc &#224; 5 centimes par membre et par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auguste Huggler fit un expos&#233; sur la propagande &#224; faire et les conf&#233;rences &#224; organiser. Il r&#233;suma son discours en une s&#233;rie de propositions qui furent adopt&#233;es par le congr&#232;s :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Organisation de conf&#233;rences sur les conditions de travail et d'existence des ouvriers, ainsi que sur des questions int&#233;ressant particuli&#232;rement la localit&#233; en cause.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; S'efforcer d'introduire de la m&#233;thode dans la propagande. Etablir un plan de propagande et r&#233;partir la besogne selon les capacit&#233;s des militants.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Etablir un tableau statistique, destin&#233; &#224; &#234;tre publi&#233;, sur le nombre des conf&#233;rences, les dates, les sujets, les orateurs, le nombre des participants.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Organisaiton de tourn&#233;es de conf&#233;rences avec projections lumineuses, sur le travail dans les mines et usines m&#233;tallurgiques, sur la vie des travailleurs, le probl&#232;me du logement, etc.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Organisation de cours pour militants en &#233;tablissant des programmes pouvant servir de guides.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Une proposition du syndicat des ma&#231;ons et man&#339;uvres de Vevey, demandant que la C. R. T. interv&#238;nt lors d'expulsions d'ouvriers &#233;trangers fut longuement discut&#233;e. En conclusion il fut d&#233;cid&#233; que la C. R. T. s'efforcerait par tous les moyens de lutter contre les expulsions arbitraires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au divers, il fut donn&#233; connaissance d'une demande de la Sici&#233;t&#233; de la Maison du Peuple de La Chaux-de-Fonds tendant &#224; ce que la C.R.T. contribue &#224; l'&#233;coulement des 100,000 billets de loterie mis en circulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis fut discut&#233;e la situation du personnel de la fabrique de chocolat Suchard, dont une petite partie seulement &#233;tait syndiqu&#233;e, tandis qu'au Locle le personnel de la maison Klaus l'&#233;tait au complet. Il fut d&#233;cid&#233; que, d'accord avec l'Union ouvri&#232;re de Neuch&#226;tel, la F&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'alimentation tenterait d'organiser le personnel de la maison Suchard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En consid&#233;ration de l'acceptation prochaine par les Chambres f&#233;d&#233;rales de la nouvelle loi f&#233;d&#233;rale sur le travail dans les fabriques, un congr&#232;s extraordinaire de la C. R. T. fut convoqu&#233;, de nouveau &#224; Yverdon, le dimanche 28 septembre 1913.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut ouvert par Georges Hofmann, de Gen&#232;ve, pr&#233;sident du Comit&#233; directeur, qui, relevant de maladie, ne put accepter la pr&#233;sidence. L'auteur de ces lignes fut nomm&#233; pr&#233;sident du congr&#232;s, cependant que Auguste Gals&#233;ran, membre du Comit&#233; directeur, &#233;tait nomm&#233; secr&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordre du jour pr&#233;voyait :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Appel.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nouvelle loi sur les fabriques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Statistique ouvri&#232;re en Suisse romande.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Union des Universit&#233;s ouvri&#232;res.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ecoles de militants.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Divers.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;47 d&#233;l&#233;gu&#233;s repr&#233;sentaient les diff&#233;rentes organisations adh&#233;rentes &#224; la C. R. T. A part ceux-ci participaient au congr&#232;s les camarades Jean Sigg, de Gen&#232;ve, et Charles Naine, Lausanne, conseillers nationaux, ainsi que Auguste Huggler, secr&#233;taire de l'U. S. F. S., qui rapportait sur la nouvelle loi sur le travail dans les fabriques, et Achille Graber, secr&#233;taire de la F. O. I. H.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la demande du rapporteur le point 2 de l'ordre du jour fut port&#233; au point 5. Apr&#232;s que le pr&#233;sident de s&#233;ance eut expos&#233; l'utilit&#233; des statistiques et que le camarade Gals&#233;ran eut expliqu&#233; le point de vue qui guidait le Comit&#233; directeur pour l'&#233;tablissement de statistiques ouvri&#232;res en Suisse romande, le congr&#232;s se d&#233;clara d'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une longue discussion eut lieu au sujet de l'Union des Universit&#233;s ouvri&#232;res de la Suisse romande. Le but de cette cr&#233;ation &#233;tait de mieux pouvoir profiter de la pr&#233;sence d'orateurs qualifi&#233;s, en organisant avec eux des tourn&#233;es de conf&#233;rences et en r&#233;partissant les frais entre toutes les organisations. Henri Viret, Lausanne, n'&#233;tait pas d'accord avec cette centralisation. Il intervint en faveur du statu quo et de l'autonomie des organisations dans ce domaine. Cependant, au vote, la proposition du Comit&#233; directeur fut adopt&#233;e par 28 voix, les autres d&#233;l&#233;gu&#233;s s'&#233;tant abstenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les camarades Gals&#233;ran et Hofmann rapport&#232;rent sur la question des &#233;coles de militants. Ils firent surtout ressortir le nombre insuffisant de camarades qui se vouent &#224; la propagande et la n&#233;cessit&#233; d'instruire ceux qui se d&#233;vouent &#224; cette t&#226;che. Vu qu'une &#233;cole proprement dite ne pouvait &#234;tre cr&#233;&#233;e, faute de moyens financiers, il fut d&#233;cid&#233; que des cours pour militants seraient organis&#233;s dans les diff&#233;rents centres avec le concours de camarades capables, comme cela avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; au pr&#233;c&#233;dent congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Auguste Huggler fit un expos&#233; tr&#232;s d&#233;taill&#233; sur la nouvelle loi f&#233;d&#233;rale sur le travail dans les fabriques. Il concluait, vu que la loi &#233;tait loin de donner satisfaction &#224; la classe ouvri&#232;re, de faire usage du r&#233;f&#233;rendum pour la faire &#233;chouer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rappelons que la loi de 1914 pr&#233;voyait, &#224; c&#244;t&#233; des amendes, comme dur&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la discussion qui suivit l'expos&#233; du rapporteur, Charles Naine ne partagea pas enti&#232;rement les conclusions de l'orateur. Il estimait que sans &#234;tre un mod&#232;le du genre, le nouveau projet de la loi constituait tout de m&#234;me un progr&#232;s &#224; l'&#233;gard de l'ancien &#233;tat de chose. Il avait mieux accepter ce compromis que de rejeter la loi par voie r&#233;f&#233;rendaire. Mais ses paroles ne purent convaincre personne, puisque la r&#233;solution ci-dessous fut adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le congr&#232;s extraordinaire de la Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail, repr&#233;sentant 25,000 ouvriers organis&#233;s, tenu &#224; Yverdon, le 28 septembre 1913, constate, apr&#232;s une vive discussion, que le projet de loi sur les fabriques ne contient pas des dispositions protectrices en rapport avec les n&#233;cessit&#233;s actuelles et ne r&#233;pond pas aux aspirations l&#233;gitimes de la classe ouvri&#232;re suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il demande aux repr&#233;sentants ouvriers aux Chambres f&#233;d&#233;rales d'intervenir &#233;nergiquement pour am&#233;liorer le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail se r&#233;serve de prendre position d'accord avec les organisations politiques et syndicales suisses. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une s&#233;rie de rapports des unions ouvri&#232;res ou de syndicats adh&#233;rents &#224; la C. R. T., il r&#233;sulte que le mouvement syndical avait fait de r&#233;jouissants progr&#232;s en Suisse romande depuis la constitution de la nouvelle organisation centraliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que le Syndicat mixte des ouvriers en tabacs et p&#226;tes alimentaires &#224; Yverdon et Grandson comptait &#224; fin 1913 320 membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de Neuch&#226;tel avait vu ses effectifs augmenter au cours de cette m&#234;me ann&#233;e de 207 &#224; 284 membres. L'Union ouvri&#232;re de Montreux, par contre, par suite de la crise dans le b&#226;timent, voit le nombre de ses membres tomber de 223 &#224; 208. Du rapport de l'union ouvri&#232;re de Broc, il ne ressort aucune indication sur l'effectif des membres, qui d&#233;passait cependant les 500. Nous apprenons n&#233;anmoins que 39 nouvelles adh&#233;sions furent faites au cours de cette ann&#233;e. Quant &#224; l'Union ouvri&#232;re de Gen&#232;ve, elle comptait &#224; fin 1913 au total 33 syndicats adh&#233;rents avec 2,054 membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s important et tr&#232;s int&#233;ressant fut le 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s, qui eut lieu le 18 avril 1914, &#224; l'h&#244;tel de l'Ours, &#224; Lausanne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept unions ouvri&#232;res : La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Gen&#232;ve, Neuch&#226;tel, Yverdon-Grandson, Broc et Montreux, y &#233;taient repr&#233;sent&#233;es par 19 d&#233;l&#233;gu&#233;s ; cinq syndicats : Section mixte de l'alimentation, Vevey ; Chocolatiers, Montreux ; Ferblantiers, Montreux ; Ma&#231;ons et man&#339;uvres, Vevey ; Ma&#231;ons et man&#339;uvres, Montreux. Il ne manquait comme organisations adh&#233;rentes que l'Union ouvri&#232;re de Bienne, l'Union ouvri&#232;re de St-Imier et le Syndicat des &#233;bauches de Sonceboz-Corg&#233;mont. Par contre, quatre f&#233;d&#233;rations syndicales avaient envoy&#233; des d&#233;l&#233;gu&#233;s. C'&#233;taient : la F&#233;d&#233;ration des ouvriers du bois ; la F&#233;d&#233;ration des ouvriers du cuir ; la F&#233;d&#233;ration de l'alimentation et la F&#233;d&#233;ration des typographes de la Suisse romande. L'Union suisse des f&#233;d&#233;rations syndicales &#233;tait &#233;galement repr&#233;sent&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bureau du congr&#232;s fut constitu&#233; par les camarades Georges Hofmann, pr&#233;sident, et Alexandre Thoral, secr&#233;taire du Comit&#233; directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordre du jour &#233;tait tr&#232;s charg&#233;. Il ne comprenait pas moins de 17 points les principaux &#233;taient : Rapport du Comit&#233; directeur ; Rapport de statistiques ouvri&#232;res ; Rapport de l'Union des Universit&#233;s ouvri&#232;res ; Cours de militants ; Loi sur les fabriques ; Loi sur les arts et m&#233;tiers ; Propagande en Suisse romande ; Conflit Ormond ; Conflit des horlogers &#224; Granges. Avec les autres points de moindre importance il n'en fallait pas davantage pour remplir la journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme v&#233;rificateurs des comptes fonctionn&#232;rent les coll&#232;gues Edouard Antenen, Le Locle, Georges Clerc, Yverdon et Ali Perrin, Neuch&#226;tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du rapport du Comit&#233; directeur il r&#233;sultait que celui-ci avait d&#233;ploy&#233; une tr&#232;s grande activit&#233; depuis e dernier congr&#232;s. Avec le concours des camarades Schnetzler et Viret, il avait entrepris la r&#233;organisation d'une Union ouvri&#232;re &#224; Vevey. Il s'&#233;tait &#233;galement mis en rapport avec l'Union ouvri&#232;re de Neuch&#226;tel pour l'organisation du personnel de la maison Suchard, &#224; Serri&#232;res, sans cependant obtenir de r&#233;sultat. Il avait &#233;t&#233; pris &#224; contribution pour r&#233;gler un conflit &#224; la fabrique de biscuits Pernod, &#224; Gen&#232;ve. Un nouveau tarif, am&#233;liorant les salaires du personnel, avait &#233;t&#233; obtenu. Il avait d'autre part &#233;t&#233; tr&#232;s occup&#233; avec les statistiques ouvri&#232;res d&#233;cid&#233;es au pr&#233;c&#233;dent congr&#232;s. Des cours pour militants avaient &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s &#224; Gen&#232;ve. Au d&#233;but de 1914 le Comit&#233; directeur avait &#233;t&#233; saisi par le camarade Viret du conflit avec la maison Ormond. Un autre conflit dans une fabrique de cigarettes avait &#233;t&#233; r&#233;gl&#233; en faveur des ouvriers sur la simple menace du boycott. Le Comit&#233; directeur s'occupa aussi de la gr&#232;ve des &#233;b&#233;nistes &#224; Gen&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les statistiques ouvri&#232;res, il &#233;tait constat&#233; que 105 formulaires avaient &#233;t&#233; retourn&#233;s au Comit&#233; directeur, dont 17 du Jura bernois, 4 du canton de Fribourg, 31 du canton de Gen&#232;ve, 29 du canton de Neuch&#226;tel et 24 du canton de Vaud. Toutefois, il n'avait pas &#233;t&#233; r&#233;pondu dans chaque cas &#224; toutes les questions pos&#233;es. D'autre part, certains chiffres, tels 1,800 ouvriers sur cuir &#224; Neuch&#226;tel, n'&#233;taient pas s&#233;rieux et beaucoup d'organisations n'avaient pas pris la peine de retourner les formulaires. N&#233;anmoins, le Comit&#233; directeur estimait que pour un premier essai, il y avait lieu d'&#234;tre satisfait du r&#233;sultat obtenu. A l'issue de la discussion, le congr&#232;s adopta la r&#233;solution suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le congr&#232;s de la C. R. T., r&#233;uni &#224; Lausanne, le 19 avril 1914, apr&#232;s avoir pris connaissance des statistiques ouvri&#232;res &#233;tablies par le Comit&#233; directeur, engage toutes les organisations ouvri&#232;res de la Suisse romande &#224; collaborer plus activement dans l'avenir par des r&#233;ponses d&#233;taill&#233;es et pr&#233;cises &#224; l'&#233;tablissement de semblables statistiques. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union des Universit&#233;s ouvri&#232;res n'avait pas encore pu entrer en fonction &#224; ce moment. Sa raison d'&#234;tre &#233;tait, nous l'avons d&#233;j&#224; dit, de mettre &#224; la disposition des Universit&#233;s ouvri&#232;res, l&#224; o&#249; il en existait, autrement &#224; la disposition des Unions ouvri&#232;res, des orateurs &#233;trangers de marque, en r&#233;partissant les frais de la tourn&#233;e de conf&#233;rences entre toutes les organisations qui en b&#233;n&#233;ficiaient. En attendant, certaines unions ouvri&#232;res : La Chaux-de-Fonds, Le Locle, etc., l'Universit&#233; ouvri&#232;re de Gen&#232;ve, avaient organis&#233; de leur propre chef diverses conf&#233;rences, au cours de l'hiver pr&#233;c&#233;dent, comme cela se faisait chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les cours de militants dont il avait &#233;t&#233; question &#224; Yverdon au dernier congr&#232;s, il semble que seule l'Union ouvri&#232;re de Gen&#232;ve avait organis&#233; quelque chose. Jean Sigg donna un cours sur la l&#233;gislation protectrice du travail. L'auteur de ces lignes un autre cours sur les t&#226;ches &#224; remplir dans un syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux rapports furent adopt&#233;s apr&#232;s de courtes discussions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tr&#233;sorier de la C. R. T., camarade Robert Reymond, des bijoutiers de Gen&#232;ve, donna ici connaissance de l'&#233;tat de la caisse. Avec aux recettes 462 fr. 40 et aux d&#233;penses 453 fr. 35, il restait un exc&#233;dent de 9 fr. 05. Aussi ne faut-il pas s'&#233;tonner si une proposition d'augmenter la cotisation fut pr&#233;sent&#233;e par le tr&#233;sorier. Celle-ci fut soumise aux organisations adh&#233;rentes pour ratification, mais nous n'avons trouv&#233; nulle part qu'elle e&#251;t &#233;t&#233; ratifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Jurassiens n'en voulant toujours pas, Gen&#232;ve fut confirm&#233;e comme section directrice. Il fut en outre d&#233;cid&#233; que le prochain congr&#232;s se tiendrait &#224; Neuch&#226;tel, afin de permettre une bonne fr&#233;quentation de la part du Jura bernois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; Loi f&#233;d&#233;rale sur le travail dans les fabriques &#187; &#233;tait encore &#224; l'ordre du jour. Le camarade Auguste Huggler, secr&#233;taire de l'U. S. S., &#233;tait de nouveau rapporteur. Ayant fait un expos&#233; d&#233;taill&#233; de la question au dernier congr&#232;s, il ne s'&#233;tendit plus sur le projet de loi. Il se borna &#224; faire observer que la situation s'&#233;tait aggrav&#233;e et que les Chambres avaient apport&#233; des restrictions au projet, sans tenir compte des v&#339;ux de la classe ouvri&#232;re organis&#233;e. Tout en reconnaissant les imperfections, l'orateur recommanda au congr&#232;s de ne pas rejeter la nouvelle loi, du moment que l'on ne pouvait rien attendre de mieux pour l'instant et, que d'autre part, elle apportait tout de m&#234;me des am&#233;liorations &#224; quantit&#233; d'ouvriers. Le danger &#233;tait, que si la loi &#233;tait repouss&#233;e &#8211; et les patrons nous auraient aid&#233;s vigoureusement &#8211; nous risquions de rester encore longtemps sous celle de 1877.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s discussion, les conclusions du rapporteur furent accept&#233;es et le point de vue d&#233;fendu par Ch. Naine au pr&#233;c&#233;dent congr&#232;s finit par triompher. Puis Emile Nicolet, Gen&#232;ve, secr&#233;taire de la F&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'alimentation, parla de la loi sur les arts et m&#233;tiers. A ce moment on estimait &#224; 320,000 le nombre des ouvriers et ouvri&#232;res, employ&#233;s et employ&#233;es, qui se trouvaient en Suisse sans protection l&#233;gale, en d&#233;pit du Code des obligations. Les entrepreneurs en b&#226;timent &#8211; d&#233;j&#224; alors &#224; la t&#234;te de la r&#233;action &#8211; &#233;taient oppos&#233;s &#224; la loi, bien que celle-ci e&#251;t &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par l'Union suisse des arts et m&#233;tiers, laquelle englobe la grande majorit&#233; des petits patrons du pays. C'&#233;taient avant tout les ouvriers et ouvri&#232;res &#224; domicile et le personnel des h&#244;tels et restaurants qui auraient b&#233;n&#233;fici&#233; des dispositions d'une loi semblable, si celle-ci avait &#233;t&#233; accept&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entre-temps, il y eut, il est vrai, la guerre. Ce projet de loi ne fut pas (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, Emile Nicolet proposa au congr&#232;s d'appuyer la r&#233;solution d&#233;j&#224; adopt&#233;e au dernier congr&#232;s de la F&#233;d&#233;ration ouvri&#232;re suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait une longue r&#233;solution en trois parties : 1. Concernant les travaux pr&#233;paratoires. 2. La forme de la loi, et 3. Le contenu mat&#233;riel de la loi. Nous ne pouvons pas, &#224; cause de sa longueur, la reproduire ici&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ceux que la question int&#233;resse trouveront cette r&#233;solution, publi&#233;e et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une adjonction, pr&#233;sent&#233;e par Emile Nicolet, invitait les d&#233;putations ouvri&#232;res cantonales et communales &#224; pr&#233;senter et &#224; faire aboutir dans leurs conseils respectifs des projets de loi sur la mati&#232;re. Le congr&#232;s adopta l'une et l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le congr&#232;s s'occupa ensuite de la propagande en Suisse romande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Auguste Gals&#233;ran, alors pr&#233;sident de l'Union ouvri&#232;re de Gen&#232;ve, qui rapporta sur la question. Il tra&#231;a un tabeau tr&#232;s exact de la situation en disant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous voyons encore, en Suisse romande, quantit&#233; de petits syndicats locaux qui, en temps normal, ne comprennent qu'un petit nombre de membres. Lorsqu'un mouvement va avoir lieu, il n'est pas rare de voir ces syndicats passer de 10 &#224; 500 ou 600 membres ; le mouvement termin&#233;, ces membres l&#226;chent l'organisation, ce qui a pour cons&#233;quence que lorsque des avantages ont &#233;t&#233; acquis, les patrons, voyant l'organisaton d&#233;sunie, se moquent de leurs engagements et tout est &#224; recommencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, les syndicats locaux font des mouvements et gr&#232;ves spontan&#233;s, sans tenir compte des facteurs &#233;conomiques et industriels qui, tr&#232;s souvent, ne sont pas propices pour faire un mouvement &#224; ce moment. Fatalement alors, le mouvement est vou&#233; d'avance &#224; l'insucc&#232;s, d'autant plus que la lutte entre un syndicat local ouvrier d'une part et une f&#233;d&#233;ration patronale nationale d'autre part, est trop disproportionn&#233;e. Depuis plusieurs ann&#233;es, une quantit&#233; de ces mouvements ont &#233;chou&#233;, ce qui g&#234;ne les sections des f&#233;d&#233;rations dans leurs revendications et leur porte en m&#234;me temps un certain pr&#233;judice moral pour le recrutement de leurs membres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapporteur constatait en outre, que certaines f&#233;d&#233;rations n&#233;gligeaient la Suisse romande o&#249; il y avait pourtant beaucoup de membres &#224; recruter ; que deux f&#233;d&#233;rations seulement : alimentation et m&#233;tallurgie, avaient chacune un secr&#233;tariat dans cette partie du pays et que l'augmentation des sections et des membres avait largement compens&#233; les sacrifices p&#233;cuniaires faits par ces organisations. (Il y a lieu d'ajouter que la F&#233;d&#233;ration des ouvriers du bois entretenait &#233;galement un secr&#233;tariat en Suisse romande. C'&#233;tait, &#224; l'&#233;poque, le camarade Marc Pauli, aujourd'hui caissier central de la F. O. B. B., qui en &#233;tait le titulaire.)
Au nom du Comit&#233; directeur, Gals&#233;ran proposait en principe la cr&#233;ation d'un secr&#233;tariat de la C. R. T. subventionn&#233; par les f&#233;d&#233;rations d&#233;sirant faire en Suisse romande une propagande constante et &#233;tendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce secr&#233;tariat devait aussi travailler d'accord avec les Unions ouvri&#232;res adh&#233;rentes, pour rendre la propagande plus forte et plus productive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'orateur soumettait au congr&#232;s la r&#233;solution suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est demand&#233; au congr&#232;s de donner mandat au Comit&#233; directeur de pressentir les f&#233;d&#233;rations syndicales n'ayant pas de secr&#233;tariats en Suisse romande de subventionner un secr&#233;taire qui serait charg&#233;, d'accord avec les unions ouvri&#232;res, d'organiser en Suisse romande la propagande en faveur de ces f&#233;d&#233;rations. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;solution fut accept&#233;e et le comit&#233; directeur charg&#233; de faire le n&#233;cessaire-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre, qui &#233;clata quelques mois plus tard, emp&#234;cha qu'une suite f&#251;t donn&#233;e &#224; ce projet. Pendant et apr&#232;s la guerre diff&#233;rentes f&#233;d&#233;rations syndicales cr&#233;&#232;rent elles-m&#234;mes des secr&#233;tariats en Suisse romande. De m&#234;me les Unions ouvri&#232;res de La Chaux-de-Fonds et de Gen&#232;ve constitu&#232;rent pour leurs porpres besoins des secr&#233;tariats permanents. &#192; l'heure actuelle les ouvriers syndiqu&#233;s de la Suisse romande ne peuvent plus se plaindre d'&#234;tre n&#233;glig&#233;s par leurs f&#233;d&#233;rations, puisque m&#234;me l'Union syndicale suisse a un secr&#233;taire qui s'occupe tout particuli&#232;rement de ce coin du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un bref rapport de Viret sur l'&#233;tat des pourparlers avec la maison Ormond, fabrique de cigares, &#224; Vevey, le congr&#232;s adoptait la r&#233;solution ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Constatant que la maison Ormond a refus&#233; &#224; ses ouvri&#232;res affili&#233;es &#224; la F&#233;d&#233;ration suisse des ouvriers de l'alimentation les garanties qu'elles demandent pour le libre exercice du droit d'association et pour leurs conditions de travail ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que toutes les propositions d'arrangement faites, soit par l'Union suisse des f&#233;d&#233;rations syndicales, soit par l'Union suisse des coop&#233;ratives de consommation, se sont heurt&#233;es &#224; une fin de non recevoir de la maison Ormond ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le congr&#232;s de la C. R. T. d&#233;cide d'appuyer le boycott des cigares Ormond. Il invite tous les travailleurs organis&#233;s dans les syndicats, dans les groupements coop&#233;ratifs et politiques &#224; agir afin que d'ores et d&#233;j&#224; les ouvriers donnent la pr&#233;f&#233;rence aux produits des fabriques de cigares, cigarettes et tabacs qui ont consenti &#224; r&#233;glementer les conditions de travail dans leurs &#233;tablissements par la conclusion d'une convention avec l'organisation centrale syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, apr&#232;s un autre rapport de Huggler sur le conflit dans l'industrie horlog&#232;re du Leberberg (Soleure), les d&#233;l&#233;gu&#233;s adopt&#232;rent encore la r&#233;solution suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le congr&#232;s de la C. R. T., apr&#232;s avoir entendu un expos&#233; sur le conflit de Granges, adresse aux camarades lock-out&#233;s l'expression de sa vive sympathie et son admiration pour la belle discipline qu'ils obsevent. Il les assurent de l'appui de toutes les organisations ouvri&#232;res de la Suisse romande. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, le Congr&#232;s reprend la question des expulsions, qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; soulev&#233;e au congr&#232;s d'Yverdon l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Des expulsions d'ouvriers italiens s'&#233;taient produites lors d'un conflit avec l'entreprise construisant le tunnel Moutier-Granges et m&#234;me un secr&#233;taire de la F&#233;d&#233;ration du b&#226;timent, nomm&#233; Faggi, avait &#233;t&#233; expuls&#233; du pays. L'Union syndicale suisse et le Parti socialiste suisse &#233;tudiant les voies et moyens d'emp&#234;cher de nouvelles expulsions, le congr&#232;s d&#233;cida, sur proposition du camarade Huggler, d'attendre les d&#233;cisions prises par ces deux organisations, tout en engageant les Unions ouvri&#232;res &#224; discuter de la question dans leur sein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce congr&#232;s fut incontestablement le plus important et le plus vivant de tous les congr&#232;s de la C. R. T.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail &#187; se trouvait donc en plein d&#233;veloppement et faisait preuve d'une activit&#233; du meilleur aloi, quand au d&#233;but d'ao&#251;t 1914 &#233;clata la grande tuerie qui tint le monde en haleine pendant plus de quatre ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'activit&#233; de toutes les organisations ouvri&#232;res, celle de la C. R. T. se trouva fortement r&#233;duite au d&#233;but de la conflagration mondiale, ensuite du d&#233;part de nombreux camarades &#233;trangers et de la mobilisation des militants du pays. D'autre part, ses moyens financiers &#233;tant excessivement restreints, elle se vit dans l'obligation de limiter son activit&#233; exclusivement &#224; la place de Gen&#232;ve qui, ainsi que nous l'avons vu, se trouvait depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, &#234;tre le si&#232;ge du Comit&#233; directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fut pas possible en 1915 de convoquer un congr&#232;s. Celui-ci, conform&#233;ment &#224; la d&#233;cision prise &#224; Lausanne en avril 1914, devait avoir lieu &#224; Neuch&#226;tel. Il eut finalement lieu le dimanche 20 ao&#251;t 1916, &#224; l'h&#244;tel du Port, &#224; Yverdon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur de ces lignes, devenu pr&#233;sident du Comit&#233; directeur, assuma la pr&#233;sidence de ce congr&#232;s. Entre autres points &#224; l'ordre du jour se trouvait un rapport du Comit&#233; directeur, le rapport du tr&#233;sorier, la nomination de la section directrice, ainsi que deux rapports : Le travail des intern&#233;s en Suisse, par le camarade M. Zehnder, de Montreux, pr&#233;sident du Parti socialiste vaudois, et : Le rench&#233;rissement du prix de la vie, par Jean Sigg, de Gen&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etaient repr&#233;sent&#233;es les Unions ouvri&#232;res de Bienne, Chaux-de-Fonds, Gen&#232;ve, Le Locle, Montreux et Neuch&#226;tel. Par contre, St-Imier, Sonceboz-Corg&#233;mont, Broc et Yverdon n'&#233;taient pas repr&#233;sent&#233;s, pas plus que l'Union syndicale de Lausanne, dont le d&#233;l&#233;gu&#233; n'avait pas jug&#233; utile de se d&#233;placer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d'activit&#233; pour la p&#233;riode 1914 &#224; 1916, forc&#233;ment r&#233;duit, ainsi que le rapport de caisse tr&#232;s mince &#233;galement, furent adopt&#233;s sans grande discussion et Gen&#232;ve fut &#224; nouveau confirm&#233;e comme section directrice pour une nouvelle ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail des intern&#233;s (soldats fran&#231;ais, anglais, allemands, autrichiens, etc.) pr&#233;occupait depuis longtemps l'opinion publique, car il se pratiquait naturellement au d&#233;triment de la main-d'&#339;uvre du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une correspondance avait du reste &#233;t&#233; &#233;chang&#233;e &#224; ce sujet entre le comit&#233; directeur et le D&#233;partement politique f&#233;d&#233;ral. Le camarade M. Zehnder, de Montreux, o&#249; se trouvaient des intern&#233;s en grand nombre, &#233;tait bien qualifi&#233; pour traiter cette question. Il &#233;tait d&#233;j&#224; intervenu &#224; ce sujet dans le domaine communal et ses interventions lui avaient valu les foudres du tribunal militaire et son cong&#233;diement, apr&#232;s dix ans de bons et loyaux services, de la soci&#233;t&#233; romande d'&#233;lectricit&#233;. Le rapporteur fit un expos&#233; tr&#232;s d&#233;taill&#233;, tr&#232;s complet et tr&#232;s objectif de la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il montra comment les intern&#233;s, qui ne voulaient pas courir le risque de retourner au front, &#233;taient oblig&#233;s d'accepter, souvent &#224; des prix d&#233;risoires, le travail qui leur &#233;tait offert. Les patrons, grands patriotes, &#233;taient seuls &#224; profiter de l'aubaine qui leur permettait de faire pression sur les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expos&#233; du camarade Zehnder fut suivi d'une int&#233;ressante discussion, puis la r&#233;solution suivante fut adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le congr&#232;s extraordinaire de la C. R. T., tenu &#224; Yverdon, le 20 ao&#251;t 1916, apr&#232;s un expos&#233; tr&#232;s d&#233;taill&#233; de la question par un d&#233;l&#233;gu&#233; de la Section de Montreux et apr&#232;s discussion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le travail des intern&#233;s en Suisse est rendu obligatoire &#224; ces derniers par une ordonnance du m&#233;decin en chef de l'arm&#233;e, mena&#231;ant de punir s&#233;v&#233;rement ceux qui s'y refuseraient ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le travail obligatoire des intern&#233;s en Suisse est une menace pour la main-d'&#339;uvre indig&#232;ne et exerce une pression sur les salaires, attendu que le patronat occupe de pr&#233;f&#233;rence les intern&#233;s aux ouvriers du pays ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cide :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De demander aux autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales que toute garantie soit donn&#233;e aux organisations ouvri&#232;res que les intern&#233;s occup&#233;s dans les diff&#233;rentes industries soient r&#233;tribu&#233;s conform&#233;ment aux tarifs et usages en vigueur ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De demander que des commissions r&#233;gionales soient nomm&#233;es dans le plus bref d&#233;lai et munies des comp&#233;tences les plus &#233;tendues afin de pouvoir contr&#244;ler les salaires vers&#233;s aux intern&#233;s travaillant soit dans l'industrie, soit dans l'agriculture ; de demander que le nombre des commissions r&#233;gionales soit augment&#233; dans la mesure qu'un contr&#244;le effectif soit rendu possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se r&#233;serve, dans le cas contraire, de faire unsage de tous les moyens &#224; la disposition des organisations ouvri&#232;res pour faire respecter la main-d'&#339;uvre indig&#232;ne ainsi que les tarifs et usages en vigueur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite Jean Sigg rapporta sur la question du rench&#233;rissement du prix de la vie. En un expos&#233; tr&#232;s objectif et tr&#232;s limpide, en prenant comme base et en d&#233;veloppant les th&#232;ses adopt&#233;es quelques jours auparavant &#224; Zurich par le P. S. S., l'orateur d&#233;non&#231;a les causes du rench&#233;rissement : exportations en masses, accaparement et sp&#233;culation, et en d&#233;montra les effets, tout en indiquant les rem&#232;des &#224; apporter &#224; la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle discussion s'engagea, &#224; l'issue de laquelle le congr&#232;s adopta la r&#233;solution suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s un expos&#233; tr&#232;s objectif du camarade Jean Sigg, de Gen&#232;ve, et apr&#232;s discussion, le congr&#232;s,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;consid&#233;rant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;que le rench&#233;rissement du prix de la vie est d&#251; surtout &#224; la sp&#233;culation, &#224; l'exportation exag&#233;r&#233;e des produits indig&#232;nes et &#224; l'accaparement des r&#233;serves disponibles dans le pays par des agents &#233;trangers,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d&#233;cide :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;de demander que les autorit&#233;s mettent une fois pour toutes un frein &#224; la sp&#233;culation, &#224; l'exportation exag&#233;r&#233;e pratiqu&#233;e surtout par les grands agrariens, et &#224; l'accaparement en grand des produits et mati&#232;res de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; ; d'engager les organisations adh&#233;rentes &#224; s'opposer par tous les moyens possibles, manifestations, assembll&#233;es publiques, intervention directe sur les march&#233;s, etc., etc., &#224; la sp&#233;culation et au rench&#233;rissement du prix de la vie ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; travailler toujours plus &#233;nergiquement &#224; l'organisation syndicale et politique de la classe ouvri&#232;re afin que celle-ci devienne apte &#224; contrecarrer les man&#339;uvres de la classe bourgeoise et agrarienne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, sur la proposition de l'Union ouvri&#232;re de La Chaux-de-Fonds, le congr&#232;s d&#233;cida encore d'inviter toutes les unions ouvri&#232;res adh&#233;rentes &#224; discuter de l'attitude de la classe ouvri&#232;re en cas de guerre, en pr&#233;conisant la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et le refus de marcher, dans le cas o&#249;, contre toute attente, notre pays devait aussi &#234;tre pouss&#233; dans l'ab&#238;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre le sens de cette proposition il faut se rappeler que nous venions d'avoir la fameuse affaire, dite &#171; des colonels &#187;, et que l'on ne savait pas si l'un ou l'autre de nos hauts galonn&#233;s n'allait pas un jour ou l'autre provoquer l'intervention d'une des parties b&#233;lligerantes et entra&#238;ner le pays dans la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de se s&#233;parer, le congr&#232;s adressa encore un t&#233;l&#233;gramme de sympathie &#224; Jules Humbert-Droz, d&#233;tenu &#224; la prison de Neuch&#226;tel pour ses convictions antimilitaristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux r&#233;solutions ci-dessus furent adress&#233;es &#224; qui de droit, c'est-&#224;-dire au Conseil f&#233;d&#233;ral, mais elles rest&#232;rent sans effet. Le gouvernement suisse laissait les gros agrariens et les grands sp&#233;culateurs faire fortune en privant le peuplle du n&#233;cessaire. Il fallut finalement la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de novembre 1918, qui fut une explosion de col&#232;re populaire, pour faire comprendre &#224; tous ces aigrefins que leur jeu n'avait que trop dur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1914 le boycott &#233;tait appliqu&#233; sur les produits de la maison Ormond, fabrique de cigares, &#224; Vevey. Les organisations de la Suisse allemande : Unions ouvri&#232;res et f&#233;d&#233;rations syndicales, avaient pris en mains et appuyaient vigoureusement le boycott des produits de cette maison intransigeante. Seuls, les anarcho-syndicalistes jou&#232;rent dans ce conflit un r&#244;le peu reluisant. Pour se venger sans doute de leur &#233;cartement dans la liquidation du boycott Vautier, et par esprit de contrari&#233;t&#233; aussi, ils constitu&#232;rent &#224; Vevey, avec une partie du personnel de la maison Ormond m&#233;content du boycott &#8211; &#233;l&#233;ments craignant que cette mesure les prive de leur gagne-pain &#8211; un syndicat autonome qui s'effor&#231;ait de lutter contre le boycott. On eut alors le triste spectacle d'un pr&#233;tendu syndicat, dirig&#233; par les anarcho-syndicalistes, qui d&#233;fendait les int&#233;r&#234;ts de la maison la plus r&#233;actionnaire de l'industrie du tabac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la maison Ormond elle-m&#234;me fit le n&#233;cessaire pour accentuer le boycott. Elle attaqua devant les tribunaux l'Union ouvri&#232;re de Zurich qui avait d&#233;clanch&#233; le boycott, apr&#232;s que toutes les tentatives faites pour arriver sans conflit &#224; un accord eussent &#233;chou&#233;. La maison Ormond en fut pour ses frais, car le tribunal admit que le boycott n'&#233;tait pas illicite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, apr&#232;s la guerre, en 1919, la fabrique Ormond ayant subi de lourdes pertes ensuite du boycott, se d&#233;cida &#224; signer une convention qui r&#233;glait les conditions de travail de son personnel et reconnaissait la f&#233;d&#233;ration des ouvriers de l'alimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, la maison Ormond s'&#233;tait trop fortement enferr&#233;e dans ce boycott et ne se releva jamais du coup qui lui fut port&#233;. Plus tard elle ferma ses portes et la fabrique elle-m&#234;me a &#233;t&#233; transform&#233;e en logements ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dernier congr&#232;s eut lieu, toujours &#224; Yverdon, le dimanche 24 mars 1918. Etaient repr&#233;sent&#233;es les Unions ouvri&#232;res de Bienne, Chaux-de-Fonds, Gen&#232;ve, Lausanne, Montreux, Neuch&#226;tel et Vevey, ainsi que les organisations syndicales de Morges et d'Yverdon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principales questions &#224; l'ordre du jour &#233;taient : Le sevice civil, le rench&#233;rissement, le bureau de Gen&#232;ve du Secr&#233;tariat ouvrier suisse, et la propagande en suisse romande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les deux premi&#232;res questions : Service civil et rench&#233;rissement, la r&#233;solution suivante fut vot&#233;e, apr&#232;s un expos&#233; sur chaque sujet et une discussion approfondie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les d&#233;l&#233;gu&#233;s des U.O. adh&#233;rentes &#224; la Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail, r&#233;unis en congr&#232;s &#224; Yverdon, le 24 mars 1918, apr&#232;s avoir discut&#233; de la question de la mobilisation des d&#233;serteurs et r&#233;fractaires &#233;trangers, du service civil en Suisse et de la question du rench&#233;rissement du prix de la vie ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;protestent &#233;nergiquement contre la mobilisation d'ouvriers &#233;trangers honn&#234;tes dont les convictions sont oppos&#233;es &#224; la guerre ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d&#233;cident d'appuyer par tous les moyens le Comit&#233; d'action d'Olten dans les mesures prises par celui-ci contre l'introduction du service civil, destin&#233; seulement &#224; fournir une main-d'&#339;uvre bon march&#233; aux grands agrariens qui pressurent actuellement d'une fa&#231;on honteuse les consommateurs ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;s'&#233;l&#232;vent &#233;nergiquement contre la mansu&#233;tude des autorit&#233;s cantonales et f&#233;d&#233;rales envers ces m&#234;mes agrariens et les exportateurs qui, pour ne grande part, sont les auteurs du rench&#233;rissement dont souffre actuellement en particulier la classe ouvri&#232;re ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;consid&#232;rent que seule une organisation toujours plus forte et plus &#233;troite permettra &#224; la classe ouvri&#232;re de faire pr&#233;valoir ses droits &#224; la vie et invitent les ouvriers et ouvri&#232;res &#224; rallier leurs organisations respectives pour la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le congr&#232;s chargea le Comit&#233; directeur d'intervenir aupr&#232;s du Secr&#233;tariat ouvrier suisse &#224; Zurich, pour obtenir que le bureau de Gen&#232;ve du dit secr&#233;tariat, vacant depuis la d&#233;mission de Jean Sigg, soit repourvu d'un adjoint, attendu que celui-ci pouvait rendre de r&#233;els services &#224; la classe laborieuse.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La commission syndicale suisse s'occupa de cette question dans sa s&#233;ance du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union ouvri&#232;re de Gen&#232;ve fut encore confirm&#233;e pour une nouvelle ann&#233;e comme section directrice de la Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la propagande syndicale en Suisse romande, elle donna de nouveau lieu &#224; un long et int&#233;ressant d&#233;bat, en conclusion duquel il fut d&#233;cid&#233; de continuer l'action engag&#233;e dans ce domaine et qui avait donn&#233; jusqu'ici de bons r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une statistique entreprise par le Secr&#233;tariat de l'Union syndicale suisse en septembre 1918, il r&#233;sultait que les diff&#233;rentes f&#233;d&#233;rations centralistes comptaient &#224; fin 1917 un total de 31,241 membres dans six cantons et 51 localit&#233;s de la Suisse romande. Jura bernois : 12,610 ; Fribourg : 770 ; Gen&#232;ve : 3,753 ; Vaud : 4,394 ; Valais : 505 et Neuch&#226;tel : 9,199.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union syndicale suisse se rendant compte des efforts faits en Suisse romande et de la n&#233;cessit&#233; de mieux coordonner ces efforts, d&#233;cida, lors de son congr&#232;s des 7,8 et 9 septembre 1917, tenu &#224; Berne, d'appeler un camarade de langue fran&#231;aise au Secr&#233;tariat de l'U.S.S. Celui-ci devait avoir pour t&#226;che de s'occuper tout particuli&#232;rement du mouvement syndical en Suisse romande. Le camarade Charles Sch&#252;rch, alors &#224; La Chaux-de-Fonds, appel&#233; &#224; ce poste, entra en fonction le 5 mai 1918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce m&#234;me congr&#232;s l'U.S.S. proc&#233;da &#224; une r&#233;vision de ses statuts, r&#233;vision tendant surtout &#224; d&#233;terminer l'action des unions ouvri&#232;res et des cartels syndicaux cantonaux et &#224; leur faire une place plus large que jusqu'alors au sein de l'U.S.S. De ce fait, toutes les unions ouvri&#232;res dont les statuts &#233;taient reconnus par l'Union syndicale suisse, et pour autant que leur activit&#233; &#233;tait conforme aux dispositions des statuts et du programme de cette organisation, se trouvaient incorpor&#233;es dans celle-ci. Elles ont depuis lors voix au chapitre et sont repr&#233;sent&#233;es tant au comit&#233;, qu'&#224; la Commission syndicale et aux congr&#232;s de l'U.S.S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors la &#171; Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail &#187; devenait un organisme superflu. Il fallait songer &#224; sa dissolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui concerne les unions ouvri&#232;res de la Suisse romande, deux conf&#233;rences furent convoqu&#233;es par le secr&#233;tariat de l'Union syndicale suisse. L'une &#224; Bienne pour les d&#233;l&#233;gu&#233;s du Jura bernois et du canton de Neuch&#226;tel ; l'autre &#224; Lausanne, pour les d&#233;l&#233;gu&#233;s des cantons de Fribourg, Gen&#232;ve, Valais et Vaud. Ces deux assembl&#233;es ratifi&#232;rent les d&#233;cisions, concernant les unions ouvri&#232;res et cartels syndicaux, prises par le Congr&#232;s syndical suisse des 7, 8 et 9 septembre 1917.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.asro1918.org/sites/asro1918.org/local/cache-vignettes/L500xH578/congrescrt-77c54.png?1782877733' width='500' height='578' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; directeur de la C.R.T. ne jugea donc pas utile de convoquer un nouveau congr&#232;s pour discuter une mesure envisag&#233;e depuis longtemps et admise par tous. Il remit purement et simplement les archives de la Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail &#224; l'Union syndicale suisse et par cela le r&#244;le de la premi&#232;re se trouva termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les relations entre l'Union syndicale et le Parti socialiste.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Celles-ci furent fix&#233;es en principe lors du congr&#232;s de St-Gall, les 23 et 24 septembre 1911, apr&#232;s un rapport du camarade Eugster et une discussion nourrie. La conclusion du d&#233;bat fut l'adoption d'une r&#233;solution qui, en appuyant sur l'enti&#232;re ind&#233;pendance des deux organisations, d&#233;clarait que leurs repr&#233;sentants devaient se soutenir mutuellement dans la propagande. Dans les mouvements importants qui, d'apr&#232;s leur nature, semblaient propres &#224; pr&#233;senter aussi un int&#233;r&#234;t essentiel pour les membres de l'autre groupe, en tout cas, chaque fois que des mouvements &#233;taient pr&#233;vus, qui pouvaient avoir des suites f&#226;cheuses pour les membres des deux groupes, et qui exigeraient leur participation, la direction de l'organisation d&#233;clenchant le mouvement devait aviser la direction de l'autre organisation et une entente serait cherch&#233;e en vue d'une action commune ou d'une aide r&#233;ciproque. Si l'une des deux organisations entreprend un mouvement malgr&#233; que l'autre ne se soit pas d&#233;clar&#233;e d'accord, cette derni&#232;re ne peut contrecarrer la premi&#232;re sans raisons p&#233;remptoires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les relations avec l'organisation de jeunesse socialiste.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elles occup&#232;rent &#224; plusieurs reprises les congr&#232;s des syndicats suisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Congr&#232;s de Zurich, en septembre 1913, Greulich fit un rapport sur ce sujet o&#249; les relations &#233;taient exactement d&#233;limit&#233;es dans les th&#232;ses sp&#233;ciales, et qui affirmait avant tout que l'organisation de jeunesse socialiste se d&#233;clare li&#233;e par les d&#233;cisions du Parti socialiste et de l'Union syndicale. C'est &#224; cette condition que le Parti et l'Union syndicale verseraient cahque ann&#233;e &#224; la Centrale de l'Organisation de jeunesse une subvention dont l'importance serait d&#233;sign&#233;e par les organes comp&#233;tents du Parti et de l'Union syndicale. La jeunesse ne s'est pas toujours tenue &#224; ce programme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les statuts et le programme de la &#171; Conf&#233;d&#233;ration romande du Travail &#187; ont paru dans le num&#233;ro du 15 f&#233;vrier 1911 de La Sentinelle, &#224; La Chaux-de-Fonds.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rappelons que la loi de 1914 pr&#233;voyait, &#224; c&#244;t&#233; des amendes, comme dur&#233;e normale du travail la journ&#233;e de dix heures, depuis longtemps battue en br&#232;che, et neuf heures le samedi et la veille des jours f&#233;ri&#233;s. Elle pr&#233;voyait, en outre, pour une dur&#233;e de sept ans, que l&#224; o&#249; le travail cesserait le samedi au plus tard &#224; une heure de l'apr&#232;s-midi, la dur&#233;e du travail pouvait &#234;tre de dix heures et demie pour les autres jours. D'autre part, le samedi apr&#232;s midi libre ne devait &#234;tre accord&#233; aux ouvri&#232;res que cinq ans apr&#232;s l'entr&#233;e en vigueur de la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite de la guerre mondiale cette loi n'est jamais entr&#233;e en application. Lorsque la guerre fut termin&#233;e les &#233;v&#233;nements vinrent donner un coup de pouce &#224; la dur&#233;e du travail et, bon gr&#233;, mal gr&#233;, il fallut que le patronat adm&#238;t la semaine de 48 heures dans la loi qui nous r&#233;git actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entre-temps, il y eut, il est vrai, la guerre. Ce projet de loi ne fut pas pr&#233;sent&#233; aux Chambres f&#233;d&#233;rales. Par contre, un projet de loi portant r&#233;glementation des conditions de travail fut soumis &#224; l'approbation des Chambres f&#233;d&#233;rales le 11 avril 1919. Il vint en votation populaire le 21 mars 1920 et fut repouss&#233; par 256,401 voix contre 254,455, soit &#224; une majorit&#233; de 1,946 voix seulement. Il est certain que si les premiers int&#233;ress&#233;s avaient particip&#233; &#224; la votation, la loi en question e&#251;t pass&#233; haut la main. Depuis lors, plus de dix ans se sont &#233;coul&#233;s et plus rien n'a &#233;t&#233; entrepris dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ceux que la question int&#233;resse trouveront cette r&#233;solution, publi&#233;e et comment&#233;e, dans le N&#176;4 de l'ann&#233;e 1914 de La Revue syndicale suisse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La commission syndicale suisse s'occupa de cette question dans sa s&#233;ance du 24 septembre 1918, &#224; Berne. Le point de vue des d&#233;l&#233;gu&#233;s romands (maintien du bureau du Secr&#233;tariat ouvrier suisse &#224; Gen&#232;ve) triompha. Mais comme d&#233;j&#224; &#224; cette &#233;poque l'on envisageait la suppression du Secr&#233;tariat ouvrier suisse lui-m&#234;me, il ne fut jamais donn&#233; suite &#224; cette proposition. Depuis lors, l'Union ouvri&#232;re de Gen&#232;ve a cr&#233;&#233; un secr&#233;tariat permanent pour la place, qui rend sans doute de plus grands services que le bureau du Secr&#233;tariat ouvrier suisse n'aurait pu rendre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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